• Rejoignez-nous sur Google+
  • Flux RSS Flux RSS

Droit à l'oubli : Google répond progressivement aux 2,4 millions de demandes de suppression d'URL

Droit à l'oubli : Google répond progressivement aux 2,4 millions de demandes de suppression d'URL

Depuis mai 2014, la Cour de justice de l'Union européenne a donné le droit à l'oubli pour les résidents de l'UE. Google a depuis reçu 2,4 millions de demandes de désindexation, et a traité 43% de ces requêtes. 

Cadre du droit à l'oubli

Cela fait trois ans que le droit à l'oubli a été établi par l'Union européenne. Cette décision permet à un résident de l'Union européenne d'exiger à un exploitant de moteur de recherche de supprimer de la liste des résultats certains liens. 

Ce droit concerne uniquement les recherches réalisées à partir du nom d'une personne, en revanche elle concerne les liens "vers des pages web, publiées par des tiers et contenant des informations relatives à cette personne, (...) même lorsque leur publication en elle-même (...) est licite".

Les citoyens européens ont dès lors davantage de contrôle sur les résultats d'une recherche à partir de leur nom dans les moteurs de recherche ; ils peuvent au moins cacher les pages web contenant des informations périmées, non pertinentes et/ou dommageables à leur sujet.

 

 

Trois après le droit à l'oubli

D'après le rapport proposé à l'occasion par Google, le moteur de recherche recense une forte demande au moment de la décision de l'UE, puis une moyenne de 45 000 demandes de désindexation d'URL par mois depuis le 1er janvier 2015. 

Entre mai 2014 et février 2018, Google déclare avoir reçu plus de 654 000 demandes individuelles, soit plus de 2,43 millions d'URL à supprimer des résultats de recherche. Sur toutes ces pages, 43% ont été effectivement desindexées par le géant américain. 

En savoir plus sur ces demandes

Parmi ces demandes, 89% proviennent de particuliers, et 11% "autres", ce qui comprend les entreprises, associations, politiciens et célébrités. En ce qui concerne le type de pages visées, les pages web contenant des "informations professionnelles" sont légion avec 24% du nombre total à désindexer - les demandes liées à la criminalité représentent 8%. 

 

Google a également donné des précisions sur le type de pages concernées par ces requêtes.  A 19%, devant les réseaux sociaux et les articles de presse, une catégorie plutôt large appelée "directories" qu'on peut traduire par "répertoire" (elle concerne peut-être les blogs, CV en lignes et autres pages personnelles). 

 

 

Tableaux tirés du rapport de Google faisant état des trois ans du droit à l'oubli.
A gauche, le top 10 des pays dont les résidents ont eu le plus recours à ce droit, avec le nombre de requêtes enregistrées par nation, et à gauche le nombre de requêtes par nom de domaines des pages à désindexer et type de pages web.

A noter également que le rapport de Google nous indique que la France est le pays a enregistré le plus de requêtes : 483 709 requêtes pour une population de 66 millions d'habitants. C'est plus de 70 000 demandes individuelles supplémentaires que l'Allemagne (dont le territoire compte pourtant 20 millions d'habitants de plus que les Français). 

Même à démographie équivalente, le Royaume-Uni comptabilise 180 000 requêtes de moins. Est-ce un signe que les Français se préoccupent particulièrement de leur image sur la toile ? La CNIL, en tout cas, a engagée une bataille avec Google il y a deux ans pour justement faire valoir leurs droits outre-métropole. 

Limites de ce droit à l'oubli made in Europe

Jusqu'où les nations peuvent imposer leurs lois sur internet lorsqu'elles concernent leurs populations ? La question s'est posée pour Google et la CNIL (la Commission nationale de l'informatique et des libertés). En effet, cette directive de l'Union européenne concerne l'image des résidents européens sur internet, un espace vaste accessible dans le monde entier. 

Ainsi, Google n'a accepté ce "droit à l'oubli" exigé par l'UE que pour les recherches réalisées sur le territoire de l'Union européenne, via google.fr en France ou google.co.uk dans le Royaume-Uni par exemple.

 

 

Autrement dit, Google n'a désindexé les URL concernées que pour les recherches effectuées en Europe : si vous réalisez une recherche aux Etats-Unis sur un résident européen, vous verrez ces pages, elles ne seront en aucun cas désindexées. 

Ce droit à l'oubli est donc tout relatif, puisque l'UE ne peut pas imposer à une entreprise américaine de désindéxer des pages concernant un résident de l'UE hors du territoire web européen.

Articles sur le même sujet

Pas de commentaires
Soyez le premier à déposer un commentaire

Laisser un commentaire pour l'article Droit à l'oubli : Google répond progressivement aux 2,4 millions de demandes de suppression d'URL

Merci de rester correct et de respecter les différents intervenants.

Autres langues
Sélection logiciels
  • Avast Security & Photo Vault iOS Avast Security & Photo Vault iOS 1 téléchargement

    Avast Security & Photo Vault est une application iOS qui vous apporte des outils pour vous protéger au quotidien. Vous disposerez par exemple...
    Voir le logiciel

  • Vipre Identity Shield Vipre Identity Shield 25 téléchargements

    Vipre Identity Shield est un logiciel qui permet aux utilisateurs de sécuriser les données sur le web. Il permet aussi de bloquer l’accès au...
    Voir le logiciel

  • CCleaner pour Mac CCleaner pour Mac 352 téléchargements

    CCleaner pour Mac est un logiciel qui permet d’effacer facilement ses traces sous Mac OS X. Disposant de moins de fonctionnalités que la version...
    Voir le logiciel