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La technologie peut-elle se passer de l'homme pour diagnostiquer les maladies ?

La technologie peut-elle se passer de l'homme pour diagnostiquer les maladies ?

Une entreprise britannique a l'ambition de remplacer les médecins généraliste grâce à une application. Son logiciel s'appelle Babylon, il a été conçu en partenariat avec le National Health Service ou "NHS", le service de santé du Royaume-Uni. 

Babylon serait plus efficace que les médecins généralistes en formation

Babylon est une application gratuite qui apporte des conseils de santé. Vous avez mal quelque part ? Vous ne vous sentez pas comme d'habitude ? Le logiciel en ligne vous fait répondre à un questionnaire, et vous obtenez un diagnostic après 5 à 10 minutes. 

Ce programme de diagnostic médical serait très efficace, c'est du moins ce qu'affirme l'éditeur. France Info rapporte que, selon l'entreprise du même nom que son appli, le diagnostic que pose Babylon serait meilleur pour diagnostiquer des maladies que de jeunes médecins sur le point de passer leurs examens.

L'organisme professionnel représentant les médecins généralistes en France, le Royal College of General Practitioners (RCGP) conteste cette affirmation alors même que Babylon affirme que c'est le RCGP qui auraient fourni le matériel nécessaire pour faire cette comparaison. 

Le logiciel vous pose des questions pour éliminer les maladies probables et poser le diagnostic le plus juste.

Le logiciel vous pose des questions pour éliminer les maladies probables et poser le diagnostic le plus juste.

Les technologies au service de la santé sont-ils fiables ? 

Les logiciels d'aide à l'autodiagnostic, selon l'étude américaine publiée par The British Medical Journal, ne serait pas encore véritablement fiables. Les chercheurs de cette étude ont soumis à 23 logiciels d'étude des symptômes anglophones à des tests cliniques systématiques selon trois catégories : "soin urgent requis", "soin médical non urgent", "soin à faire soi-même". 

Sur les 770 patients simulés, 34% d'entre eux ont reçu le bon diagnostic, et 58% pour d'eux ont proposé le bon diagnostic dans une liste de 20 diagnostics probables. En outre, les conseils proscrits n'étaient appropriés que pour 57% d'entre eux. 

Une partie du corps médical conteste l'efficacité de ce genre d'application, alors même que les éditeurs affirment leurs intentions de "rendre le service de santé accessible et abordable, à la portée de chaque personne sur la planète". Dans le cas de Babylon, l'entreprise revendique 50 000 utilisateurs de l'outil au NHS, et 2 millions au Rwanda, pays africain anglophone.  

Des technologies encore au banc d'essai

Les technologies pour déceler ou diagnostiquer les maladies sont au cœur des préoccupations de certains chercheurs et de certaines entreprises de recherche dans le médical ou les hautes technologies. C'est le cas notamment de Google, qui travaille activement sur plusieurs projets. 

L'un d'eux consiste à utiliser des nanoparticules pour détecter un cancer jusqu'à plusieurs années avant que la tumeur ne se forme. L'idée : avaler une gélule contenant ces particules magnétiques qui devraient circuler dans le sang en continu, jusqu'à repérer une cellule malade : dès lors, la particule alertée enverrait un signal à un objet connecté compatible, et le patient pourrait être traité avant que la maladie ne s'installe. Selon France Info, les scientifiques "restes dubitatifs" sur cette invention. 

La nanoparticule détecte une cellule malade et envoie un signal pour prévenir les médecins de sa découverte.

La nanoparticule détecte une cellule malade et envoie un signal pour prévenir les médecins de sa découverte.

Autre projet de Google porté par sa filiale Verily, celui de créer un algorithme qui dépiste les maladies cardio-vasculaires utilisant le machine learning pour scanner la rétine des patients : alors que les populations d'Occident meurent principalement de maladies cardiaques, cette nouvelle technologie tomberait à pic. Reste à savoir si l'outil peut être standardisé, l'argorithme n'en étant qu'à la phase des recherches.

Et une fois que la maladie est diagnostiquée ? 

Enfin, dernier aspect dans lequel les chercheurs en nouvelles technologies peuvent apporter de nouveaux outils : la gestion en autonomie de la douleur. Je vous parlais récemment de Lucine, cette application qui détecte la nature de votre douleur et vous aide à la faire passer.

L'objectif : détourner l'attention des malades, trouver des solutions faciles à faire chez soi et basées sur les méthodes des centres anti-douleur, pour éviter l'engorgement de ces centres, mais aussi les effets secondaires et l'accoutumance provoqués par les médicaments.  

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