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Les professionnels de l'audiovisuel français veulent concurrencer Netflix

Les professionnels de l'audiovisuel français veulent concurrencer Netflix

Netflix s'est implanté depuis maintenant 4 ans en France, avec aujourd'hui plus de 3,5 millions d'abonnés Français. Ce succès n'est pas sans alerter patrons de chaînes TV, diffuseurs et producteurs des petit et grand écrans. 

De vieux rivaux unis face à l'Ennemi commun 

Cela ne vous aura pas échapper : l'arrivée de Netflix en France a bouleversé les habitudes d'une partie des consommateurs français. Désormais, chacun cherche à récupérer le compte Netflix d'un proche, quand il ne s'abonne pas lui-même, de manière à pouvoir regarder ses contenus originaux, notamment ses séries.

L'exemple parfait est le succès de la série "La Casa de Papel", dont on a parlé au bureau et dans les cours d'écoles, en plus d'écouter les tubes tirés de la série à la radio. Cette effervescence, ce sont les grandes chaînes de télévision qui en avaient l'exclusivité avant que Netflix (mais aussi Internet et les autres services de streaming vidéo) apparaisse dans le paysage. 

Les représentants de l'audiovisuel français étaient réunis au festival de la Rochelle la semaine dernière, et ont affirmé leur volonté de faire front commun face à ce géant américain, laissant de côté (pour un temps ?) leurs rivalités passées. Parmi eux, les patrons de TF1, M6, et France Télévisions, ainsi que plusieurs syndicats de la production audiovisuelle. 

Pourquoi Netflix les inquiète

Le nœud du problème, pour la présidente de France Télévisions au micro d'Europe 1, c'est Netflix s'approprie petit à petit les productions originales d'autres grands groupes de productions.

Concrètement, la plateforme fonctionne ainsi : elle achète des droits de diffusions à d'autres sociétés sur des contenus bien précis, principalement des séries, ainsi que du contenu familial, toujours du contenu avec un fort potentiel (on ne vous parle pas des vieilles saisons de Dereck, mais bien de la dernière saison de 10 pour cent, la série événement de France 2). 

Ensuite, Netflix utilise sa force marketing pour attirer les consommateurs, sans insister que ces œuvres sont de tel ou tel distributeur, et pousse par la suite ses propres contenus originaux, réservés aux abonnés, qui créent l'émulation et poussent toujours plus à s'abonner. 

Dans l'article des Echos, Gilles Pelisson, patron de TF1 (pourtant patron de la première chaîne TV d'Europe), souligne la puissance de frappe « Quand TF1 investit 150 millions d'euros dans la fiction française, c'est une goutte d'eau face aux milliards de Netflix ». 

Netflix s'affirme comme un diffuseur tendance, aux contenus bien plus sexys que ceux d'un groupe comme France Télévisions, qui en plus de séries à succès, propose des œuvres documentaires et patrimoniales (comme le demande son cahier des charges en tant que chaîne du service public).

Et puis, pour le consommateur, peu importe finalement si le contenu vient de France 2 : il s'est habitué à un mode de consommation, et fait confiance à Netflix plutôt qu'à France 2 pour lui proposer un programme sur-mesure (grâce aux suggestions).

Ainsi, non seulement Netflix connaît de plus en plus d'adeptes, mais il change les comportements des Français qui ne vont plus sur les canaux traditionnels pour regarder un contenu auquel ils ont déjà accès de manière centralisée et "épurée" des contenus qui sortent du cadre du divertissement. 

Garder le contrôle sur les productions françaises

Face à cela, la présidente de France Télévisions affirme que les diffuseurs français doivent cesser leur collaboration avec la plateforme américaine pour ne pas devenir dépendantes, et donc garder le contrôle de la diffusion de leurs œuvres

France Télévision, mais aussi TF1 et M6, devraient cesser de vendre leurs contenus à Netflix. Delphine Ernotte affirme sa volonté de prendre pour modèle Disney, qui a décidé de retirer ses contenus originaux de la plateforme à court terme, pour les intégrer au nouveau service qu'elle compte elle-même proposer, et gérer. 

La plateforme de streaming de TF1, M6 et France Télévisions est en cours de création, et devrait porter le nom de "Salto". Vous devrez y retrouver les séries cultes de ces grandes chaînes, mais aussi les reportages et talk qui ont fait leur succès, comme une sorte de centralisation des contenus que vous connaissez en replay gratuitement, mais centralisés et disponibles sur une plus longue durée (et sous la forme d'un abonnement payant). 

Les grands groupes ne sont pas les seuls à réagir, puisque le CSA et l'Union Européenne pensent sérieusement à légiférer pour obliger les plateformes de streaming telles que Netflix à proposer une part minimum de contenus d'origine française ou européenne dans leur catalogue, comme le CSA le fait déjà avec les chaînes de télévision. 

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