Chiffrement WhatsApp : la porte ouverte à de nouvelles menaces ?

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C’est officiel, les messages envoyés depuis le service de messagerie WhatsApp seront désormais chiffrés de « bout en bout ». Une annonce qui n’a pas tardé à faire grincer les dents de nombreuses institutions, notamment celles des services de police, qui voient en cette décision une plus grande liberté pour les fraudeurs et les terroristes.

Protéger à 100% les communications des clients

Pour WhatsApp, qui se définit comme le leader dans la protection des communications privées, le chiffrement total des conversations de ses clients n’est en soi que la finalité d’un travail commencé depuis maintenant plusieurs années. Mais que cela signifie-t-il vraiment ? Et bien comme l’explique la filiale de Facebook sur son blog, beaucoup de choses. « Quand vous envoyez un message, la seule personne qui peut le lire est la personne ou le groupe à qui vous avez envoyez ce message. Personne (d’autre) ne peut rentrer dans ce message. Pas les cybercriminels. Pas les pirates. Pas les régimes oppressifs. Même pas nous ». Une décision qui intervient plusieurs semaines après le bras de fer entre Apple et le gouvernement américain, qui risque de voir apparaître sur la tête de son président de nouveaux cheveux blancs !

Un pied de nez aux pouvoirs publics américains et étrangers

Plus qu’une volonté de protéger ses utilisateurs, la décision prise par WhatsApp ressemble tout bonnement à un pied de nez au FBI et aux autres services similaires. En effet, la société n’en est pas à son premier coup. Alors que le FBI avait demandé à Apple de pirater l’iPhone d’un des auteurs de l’attentat de San Bernardino, la marque à la pomme avait refusé, prônant pour sa défense, le respect de la vie privée de ses utilisateurs, ce que WhatsApp avait félicité. Une affaire qui s’est rapidement transformée en bataille judiciaire, et qui devrait être, malheureusement, que le début que d’un long combat éthique, à en croire les dernières révélations de WhatsApp.

Du pain béni pour les fraudeurs, criminels et terroristes

Après les attentats du 13 novembre à Paris, les attentats de Bruxelles, et l’affaire des Panama Papers, ne nombreux Etats craignent que le déploiement des mesures de protection poussées mette en danger la liberté collective, en facilitant le terrain aux fraudeurs, criminels et autres terroristes. Face à cela, les Etats-Unis ont d’ailleurs déjà averti qu’ils pourraient bientôt légiférer pour obliger les groupes technologiques à conserver les « clés » de décryptage, permettant aux forces de l’ordre de pouvoir récupérer les données en cas d’enquête criminelle. Une législation qui pourrait, si elle est acceptée, se généraliser à d’autres pays comme la France ou le Royaume-Uni.

Comment (1)

  • briand Répondre

    ce que vous faites devient dangereux, le métier le plus sur et d’être dans la criminalité et cela dans n’importe qu’elles pays. je suis désolé pour la liberté de chacun mais il y a des limites ou nous ne devrions pas aller. Car la sécurité de tous face aux fraudeurs terroristes ou criminels
    reste une protection de la vie de chacun est sa sa n’a pas de pris.

    14 avril 2016 à 18:46

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