Comment protéger les enfants contre l’addiction aux médias sociaux et aux jeux en ligne ?

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L’addiction aux jeux vidéos pourrait bientôt être officiellement reconnument par l’OMS comme un trouble mental.La question de la dépendance face aux nouvelles technologies est sur toutes les lèvres depuis quelques temps.

Alors même que l’OMS envisage sérieusement de classer l’addiction aux jeux vidéos dans sa classification internationale des maladies (CIM), plusieurs journalistes du Daily Telegraph, en Angleterre, appellent le Gouvernement à obliger les médias sociaux et les sociétés de jeux en ligne à prendre leurs responsabilités.

De quoi faudrait-il protéger les enfants ?

Selon le Telegraph, plusieurs experts se sont rassemblés pour mettre en commun leurs résultats et l’expérience sur le terrain des associations pour en venir à cette conclusion : les médias sociaux et les jeux en ligne peuvent avoir des conséquences graves et durables sur la vie et la santé des enfants. 

Les éditeurs de jeux en ligne (notamment sur mobiles) et les médias sociaux sont d’une part montrés du doigt pour produire des plateformes qui peuvent être nuisibles aux jeunes sans que les protections dues à leur jeune âge ne soient adaptées. 

Face à toutes ces interpellations et sans sensibilisation, l'enfant peut être pris au dépourvu devant ces publicités attractives.

Face à toutes ces interpellations et sans sensibilisation, l’enfant peut être pris au dépourvu devant ces publicités attractives.

Ils sont surtout accusés d’utiliser des moyens de gameplay et de marketing agressifs pour cibler les jeunes publics, pour les faire rester le plus longtemps possible sur les plateformes, en bref : pour les rendre accros.

Les plus jeunes pris pour cibles

Youtube et les responsables des jeux mobile Disneyland ont déjà eu à se défendre contre ce genre d’attaques, car il faut dire que les enfants sont une formidable cible pour les publicitaires.

La CLEMI, le Centre pour L’Education aux Médias et à l’Information, cherche d’ailleurs à mettre en garde les adultes face à cette réalité. En effet, l’enfant est crédule, il ne fait pas la différence entre publicité et réalité, alors qu’il a la capacité de pousser ses parents à l’achat. Tout ceci le rend très alléchant… et expose l’enfant aux publicitaires du web.

L’objectif est donc double pour les médias sociaux et les responsable de plateformes de jeux : maintenir ces jeunes publics les plus nombreux et les plus actifs possible sur leurs applis. Résultat, de plus en plus de jeunes tombent dans le piège des accroches séduisantes et des notifications incessantes qui les ramènent toujours vers l’application, créant de vraies dépendances qui peuvent nuire à leur santé.

L'addiction aux jeux vidéos pourrait bientôt être officiellement reconnument par l'OMS comme un trouble mental.

L’addiction aux jeux vidéos pourrait bientôt être officiellement reconnument par l’OMS comme une maladie.

Obliger les acteurs du web à un “devoir de protection”

Si la publicité est contrôlée à la télévision, à la radio ou encore dans les espaces publics, plusieurs experts estiment les contrôles inexistants ou inefficaces. La première des pistes pour protéger les enfants pourrait être d’obliger les réseaux sociaux et autres plateformes de jeux à adopter un comportement approprié à l’égard de ces jeunes internautes.

Mais comment obliger les acteurs du web à faire preuve d’éthique ? Le RGPD est-il suffisant pour prendre soin des jeunes ? Comment convaincre les entreprises de respecter ce “devoir de protection” alors même qu’il est si rentable de rendre les enfants dépendants ?

Pour le Daily Telegraph, il s’agit de légiférer à échelle nationale, mais la loi d’un seul pays semble bien mince face à des entreprises opérant depuis le monde entier. Reste à attendre qu’une prise de conscience collective puisse permettre de prendre des mesures efficaces à l’ampleur de la tâche.

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