Devenez cyber-chasseur de primes

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Après le démantelement du Botnet Gameover-Zeus début juin, le FBI et les autorités compétentes se sont félicitées de la fin de la menace Cryptolocker, ce fameux ransomware qui aurait permit de soutirer près de 100 millions de dollars aux victimes. Pourtant, la menace d’un aure Cryptolocker n’est pas écartée et pire encore, un autre malware du même genre, Critroni, a semble-t’il déjà commencé à se faire remarquer. Et cela ne fait que commencer, à moins que chacun participe à la chasse aux cybercriminels!

 

Wanted by the FBI

Si vous avez l’âme d’un aventurier, que vous aimez voyager et que la vie n’est qu’un concept auquel vous ne tenez pas spécialement, nous vous proposons d’embrasser une carrière rémunératrice (mais pas très en regard des risques encourrus), celle de cyber-chasseur de primes. En effet, le FBI (et les services de police du monde entier) possède des fichiers de personnes recherchées qu’ils publient sur leur site, notamment les cybercriminels. Cette liste d’une quinzaine de personnes est composée de suspects répartis aux Etats-Unis, en Asie ou en Russie, des récompenses sont offertes pour toute information qui mènerait à une arrestation. Ces primes de plusieurs dizaines de milliers de dollars, voire plus, ne sont délivrées que pour certains fugitifs, qui répondent à plusieurs critères.

Mais ne vous emballez pas trop vite: Cette liste est surtout constituée de personnes ayant été identifiés dans des cyber crimes importants et qui relèvent parfois de l’espionnage. N’imaginez pas jouer les redresseurs de tort en Chine pour traquer des membres de l’unité 61938 à Shangaï, vous auriez face à vous la NSA chinoise et ses 130 000 employés…

Evitez aussi de croiser le chemin de Evgeniy Mikhailovich Bogachev, le numéro un dans l’affaire Gameover-Zeus, soupçonné d’avoir dérobé des centaines de millions de dollars avec le doublé Zeus/Cryptolocker. Une performance saluée par la critique et bien sûr des milliers de victimes qui ont eu la joie de payer pour récupérer leurs données cryptées…et se faire pirater leur compte bancaire au passage.

Si vous voulez voir du pays, nous vous proposons des destinations exotiques comme le Pakistan, où trainent Noor Aziz Uddin et Farhan Ul Arshad, recherché pour piratage et détournement de fonds. Leur méthode? Passer des appels téléphoniques surfacturés depuis les numéros de leurs victime et empocher des sommes considérables grâce au téléservice. Sinon, le Salvador est le terrain de jeu de Carlos Enrique Perez-Melara, qui a développé un spyware puissant nommé Lover Spy et vendu au marché noir. Un logiciel très développé, qui a rendu jaloux la NSA puisqu’une prime de 50 000$ est offerte pour sa capture.

Deux développeurs de faux antivirus voient leur tête mise à prix également (20 000$ chaque) : Bjorn Daniel Sundin et Shaileshkumar P. Jain sont en cavale après avoir diffusé un scareware bien sale via un réseau publicitaire sur Internet. Bon, ils sont recherchés depuis 2010 mais tout espoir de les retrouver n’est pas perdu.

Mais si vous voulez toucher le pactole, rendez-vous en Grèce (où il a été vu la dernière fois) pour dénicher Alexsey Belan, qui a une prime de 100 000$ accrochée dans le dos. Ce jeune homme fut la star des cybercriminels après s’être placé en top position de la most wanted list du FBI, après avoir piraté et volé les identifiants de deux compagnies d’assurance maladie américaine, rattachées au programme OBAMACARE. Des informations qu’il a tenté de vendre et qui lui ont également servi à pénétrer dans d’autres systèmes.

Vous l’aurez compris, nous ne vous recommandons pas d’embrasser cette carrière risquée bien qu’aventureuse, puisqu’elle ne s’avère pas à terme très lucrative, à moins de pouvoir aider à les attraper tous (comme des Pokemon) et d’avoir des compétences en hacking. Car entendons nous bien, seuls des experts en surveillance et sécurité ont la possibilité technique de tracer des spécialistes du camouflage et du brouillage de pistes sur Internet…

Pour consulter la liste du FBI, c’est ici

 

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