Hacker, un métier d’avenir ?

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1,3 millions de dollars, telle est la somme qu’ont touchée des hackers par le FBI pour débloquer l’iPhone d’un des acteurs de l’attentat de San Bernardino. Une somme qui devrait en faire rêver plus d’un et qui pourrait même créer de nouvelles professions, à l’heure où le chômage atteint de nouveaux records et où la place de La République, regroupe chaque soir des centaines de parisiens, manifestant contre le projet de la loi travail de la ministre du Travail, Myriam El-Khomri.

« Du personnel hautement qualifié qui travaille pendant les heures de bureau »

Le bilan est tombé il y a peu de temps, et il fait plutôt mal. Pour la première fois depuis plus de cinq ans, la France se retrouve dans le top 10 des pays où la cybercriminalité est la plus active. Un constat publié dans le rapport annuel sur les cyber-menaces de Symantec. D’après Laurent Heslaut, Directeur des Stratégies de Sécurité chez Symantec, les cybercriminels sont désormais beaucoup mieux organisés qu’auparavant, et sont même devenus des salariés comme tout le monde : « De par leurs compétences, ces organisations criminelles rivalisent désormais avec ceux qui s’attaquent aux états. Outre leurs vastes ressources, elles disposent d’un personnel technique hautement qualifié, qui travaille pendant les heures de bureau habituelles, et peut même se permettre de prendre des week-ends et des congés ».

Hacker un métier comme les autres, ou presque…

Des groupes professionnels bien rodés donc, qui profitent des vulnérabilités de type « zéro-day » pour organiser des attaques de grande envergure. En effet, toujours d’après le rapport de Symantec, les vulnérabilités de ce type ont augmenté de 125% en 2015 par rapport à 2014, et 9,9 millions d’attaques réseaux ont été recensées dont la majorité concernent les PME (plus de 57%) et les entreprises de plus de 1 500 employés (28,9%).

Ransomwares et attaques téléphoniques, la nouvelle mode des cybercriminels

Si les entreprises sont les premières visées par les attaques numériques, les particuliers ne sont pas en reste. La première menace qui guette les particuliers est le ransomware. En 2015, le nombre de ransomwares a augmenté de 260% en France. Un chiffre colossal qui fait froid dans le dos. Pour rappel un ransomware est un programme malveillant qui peut se cacher dans une pièce jointe d’un mail, et qui, une fois ouvert, prend en otage l’ordinateur. Pour pouvoir utiliser son PC, l’utilisateur est invité à payer une rançon. Pire encore, il existe des ransomwares qui supprime les fichiers de la victime les uns après les autres, jusqu’au paiement. C’est le cas du ransomware JigSaw qui fait beaucoup de dégâts actuellement.

Ordinateur infecté par un ransomware

Autre arnaque, et non des moindres, qui commence à sévir et qui devrait faire pas mal de victimes cette année : les faux supports techniques. L’arnaque est simple. Les particuliers reçoivent des avertissements sur leur smartphone ou autre équipement les incitant à appeler de faux supports techniques, où leur seront vendus des services fictifs. Une menace qui a augmenté de 200% par rapport à l’année dernière, et qui devrait, au vue des pronostics, continuer à progresser.

Hacking et innovation : quand l’un ne va pas sans l’autre

Si le hacking fait trembler les entreprises et les particuliers, qui ont peur de se faire voler leurs données, le hacking a tout même l’avantage d’avoir un point positif, celui d’encourager les sociétés à innover. Les éditeurs de logiciels de sécurité sont les premiers concernés. Quand un hacker crée un malware, ou joue avec les failles de sécurité des extensions Firefox par exemple, il donne de nouvelles idées aux éditeurs quant à l’invention de nouveaux outils pour lutter contre ces menaces émergentes. Une sorte de « je t’aime moi non plus » s’installe alors entre ces deux acteurs du web, qui en s’affrontant, améliorent finalement le marché du numérique, qui voit naitre chaque jour de nouvelles solutions de sécurité.

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