Insolite : Quand un logiciel anti-plagiat accable William Shakespeare

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Être ou ne pas être (inspiré), telle est la question. William Shakespeare a marqué de son empreinte le monde du théâtre avec ses comédies, ses tragédies et ses poésies. Néanmoins, depuis des années, des spécialistes débattent sur l’originalité de ses œuvres. Il se pourrait en effet que le dramaturge se soit très fortement inspiré de l’œuvre de George North, un écrivain anglais du 16ème siècle. Deux écrivains, Dennis McCarthy et June Schlueter ont d’ailleurs utilisé un logiciel pour le démontrer.

To copy or not to copy ? WCopyfind a la réponse

Selon le New York Times, ces deux écrivains ont découvert un manuscrit attribué à North. Ils sont persuadés que William Shakespeare s’est inspiré de l’œuvre A Brief Discourse of Rebellion and Rebels, écrite à la fin des années 1500 pour plusieurs de ses pièces.

A l’aide du logiciel open source WCopyfind, les deux écrivains ont comparer les écrits de Shakespeare et North. Résultats : les similitudes sont frappantes. Selon McCarthy et Schlueter, l’auteur de Macbeth utilise les mêmes mots, mais également les mêmes personnages historiques que North. De plus, les deux artistes traitent des thèmes similaires notamment dans les pièces Henry VI, Deuxième partie et Le roi Lear .


Si on ne peut pas dire que Shakespeare est un plagiaire, on peut cependant affirmer que North a été une source d’inspiration privilégiée pour le dramaturge.

Une technologie utilisée surtout par les universitaires

Les logiciels de ce type sont souvent utilisés par des universités pour repérer le plagiat universitaire. En règle générale, il suffit de copier dans le logiciel un texte ou un fichier qui est ensuite soumis à une analyse comparative avec des textes répertoriés une base de référence.

Cette base de référence est généralement renseignée par l’université et peut également contenir des textes accessibles sur Internet. La détection des similarités peut durer une dizaines de minutes en fonction de la taille des textes et des logiciels.

 Source : New York Times

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