La NSA ne collectera plus les données de smartphones

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Après plusieurs années passées à récolter et enregistrer les données de localisation de nombreux utilisateurs, le Gouvernement américain déclare avoir arrêté cette initiative. La faute à de trop grands moyens déployés pour assez peu de rentabilité.

Plusieurs agences US dont la NSA annoncent avoir stoppé la collecte de données des résidents américains depuis cet été. S’il ne s’agit que des informations de géolocalisation (laissant le doute sur la collecte d’autres données), il s’agit d’une grande avancée contre la surveillance de masse aux États-Unis.

La raison principale évoquée étant le nombre de moyens mis en oeuvre par la NSA pour de telles opérations.

Un programme dantesque

En avril 2019, la NSA s’adressait au Gouvernement américain quant au travail que représentait la collecte de masse de telles données. Le groupe demandait alors à la Maison Blanche d’en terminer avec le programme “Stellar Wind”, en justifiant que “la logistique d’une telle opération n’est pas rentable par rapport aux données qu’elle fournit.”

Pour toute personne assez informée et suspicieuse, la surveillance de masse est quelque chose d’établi. Aux États-Unis, la collecte de données personnelles provenant de smartphones remonte à l’année 2001. À la suite de l’attaque terroriste du World Trade Center, le Président George Bush sommait la NSA (National Security Agency) de créer un programme pour collecter massivement les données personnelles issues de smartphones.

Ce programme, intitulé “Stellar Wind” (Vent stellaire dans la langue de Molière), fut exposé au grand jour en 2013 suite aux révélations d’Edward Snowden.

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