Les logiciels pour cloner un disque dur: J’ai testé pour vous le clonage de Windows 10

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Aujourd’hui, mon disque dur est mort. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme du réparateur: « Disque décédé. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier. Comme moi, vous avez eu une avarie de disque dur et vous réfléchissez à l’idée de cloner votre système plutôt que de réinstaller Windows, les logiciels et toutes vos sauvegardes? Vous avez bien raison, car le clonage d’un disque dur est le meilleur moyen de gagner du temps, si tout se passe bien, et aussi une bonne façon d’apprendre à appréhender certains concepts, si c’est la première fois pour vous, comme accéder au boot, comment activer un volume de disque dur et le partitionner, comment créer une clé bootable pour les utilitaires de clonage en live, mais aussi découvrir les logiciels qui permettent de réaliser cette prouesse. Un guide sous forme d’exutoire.

Gratuits ou payants, la guerre des logiciels de clonage de disques durs

Les logiciels pour cloner un disque dur utilisés pour ce test:

  1. Acronis True Image
  2. Easus Todo Backup
  3. Macrium Reflect
  4. Clonezilla
  5. Aomei Backupper Standard

Vous êtes en quête du meilleur logiciel de clonage de disque dur? Moi aussi. Non, sans rire, mon disque dur système a commencé à montrer des signes de défaillances il y a quelques semaines (ralentissements, écrans bleus…) et j’ai dû me résoudre à le remplacer. Vers la fin, je ne pouvais même plus booter, ce qui en plus de m’énerver très fortement, m’a aussi empêché de récupérer mes identifiants enregistrés, fichiers sauvegardés et tout le toutim…Bref, j’avais les abeilles.

La seule solution, à mon sens, était de cloner ce disque, qui est toujours en état de fonctionnement sur un dock d’accueil, vers son remplaçant, un magnifique DD 2.5″ de 750Go, exactement le même modèle que celui endommagé. (Petite parenthèse: Renoncez à tout espoir de trouver en boutique physique un disque dur de 2.5″ qui tourne à 7200 tours, ça n’existe plus. Rabattez-vous directement sur les revendeurs en ligne, vous gagnerez du temps…). Après, que vous cloniez un HDD vers un SSD, un SSD vers un SSD ou un SSD vers un HDD, cela n’a pas d’importance, tant que les données du disque source tiennent dans le disque cible; ça semble évident, mais ça ne coûte rien de le rappeler.

Avant de commencer, n’oubliez pas de vous hydrater et de préparer votre matériel: Baies d’accueil des disque dur, clé USB, tournevis…Ou pas, car vous pouvez aussi décider de cloner un disque dur juste pour la beauté du geste! Dans mon cas, j’ai utilisé 2 docks USB 3.0 sur lesquels j’ai connecté mes deux disques dur, un PC sous Windows et Acronis True Image 2020 en version standard. Nous l’avions testé pour effectuer des sauvegardes, mais pas encore pour cloner un disque dur. C’était l’occasion rêvée de le faire, et pas de bol c’est tombé sur moi. Bon.

La fleur au fusil

Ok, je me lance. Premier écueil, le disque neuf n’est pas reconnu par le système. C’est normal, il faut créer le volume et formater ce disque, sinon il ne se passera jamais rien. L’utilitaire de gestion de disques de Windows le fait très bien et rapidement, inutile de passer par un logiciel spécifique pour cela. Je n’ai pas partitionné ce disque, puisque le clonage s’en chargera…(à suivre après ce court interlude pédagogique)

 

Comment activer le volume et partitionner un disque (Windows 10) 

1. Ouvrez le gestionnaire de disques de Windows (clic-droit sur l’icône de Windows en bas à gauche, puis “Gestion des disques”) Le panneau s’ouvre, indiquant tous les disques et médias de lecture connectés.

Gestion des disques dans le menu Windows

 

2. Sélectionnez le disque vierge, accédez au menu contextuel (clic-droit) et sélectionnez Nouveau volume simple.

Gestionnaire de disques Windows

 

3. Entrez dans le menu de création

4. Choisissez une taille et une lettre pour le volume. Le clonage va écraser les partitions existantes, ne passez pas trop de temps dessus.

5. Formatez le volume, les paramètres par défaut devraient correspondre à vos besoins.

6. Fermez le menu une fois l’opération terminée.

(Ce site vous explique très bien et en détail comment partionner un disque)

 

(Suite) Ensuite, je lance Acronis et j’essaye de trouver l’icône du clonage. Il faut se rendre dans “Outils” ou “Tools” pour espérer trouver cette fonctionnalité. C’est valide pour True Image et pour tous les autres logiciels du genre. Sauf qu’ici c’est plus clair. Maintenant vous savez.

Acronis True Image 2020

 

 

La première opération consiste à choisir le disque source. Facile. Je laisse la moulinette mouliner quelques minutes, après quoi je passe à la sélection du disque cible. Idem, ça mouline un peu, le temps de prendre une légère collation ou de compulser le programme télé. Enfin, le programme demande si le clonage peut démarrer et c’est avec une petite appréhension que je clique sur “Oui, vas-y envoie la purée”. 

Au bout de quelques minutes, un message d’erreur s’affiche: L’opération a échoué. Je recommence. La fenêtre reste bloquée. Je recommence une dernière fois…Le temps restant affiché ne bouge pas, rien ne se passe, tout semble compromis. J’abandonne. Il est 16h27. Je vais me coucher.

Le lendemain, je reviens, d’un pas décidé, à la charge. Je ne m’étais pas vraiment couché en plein après-midi la veille, en fait je suis même parti à la pêche aux informations: Pour cloner un disque dur, rien ne vaut la méthode “Live Media”, c’est à dire en passer un média bootable (clé USB, DVD…), directement sur la machine concernée, surtout s’il s’agit d’un laptop. Ok, pourquoi pas, après tout je n’étais que modérément désespéré et prêt à tout expérimenter.

Me voilà lancé dans la création d’une clé USB bootable dans Acronis True Image 2020. J’avais ce qu’il me fallait sous la main, soit une clé de 8Go directement exploitable et un peu de temps devant moi. La création du média bootable a duré 3 minutes environ, autant dire rien. Je connecte donc un dock USB avec mon disque dur source à mon ordinateur portable, qui a entre-temps accueilli dans ses entrailles le nouveau disque, vierge. Je boote sur la clé (pour info, sur les portables Asus, la touche Esc permet d’ouvrir le menu du boot, mais cela diffère selon les marques et les modèles. Bon courage pour trouver 🙂 ) (à suivre après ce court interlude pédagogique)

 

Comment sélectionner le périphérique de démarrage sous Windows 10

Il y a deux méthodes pour sélectionner le périphérique de démarrage sous Windows 10:

Première méthode, par Windows:

1. Cliquez sur l’icone du menu Windows et sélectionnez les paramètres, puis “Mise à jour et sécurité”

2. Allez dans l’onglet “Restauration” et cliquez sur le bouton “Redémarrer”. 

 

 

 

3. Sur l’écran suivant, choisissez “Troubleshoot” ou “Résoudre les Problèmes”, puis à “Options avancées”.

4. Ensuite, cliquez sur l’icône “Paramétres du firmware Bios/Uefi)

5. Voici l’écran du Bios. Choisissez le périphérique de démarrage qui convient, par exemple le périphérique USB si vous souhaitez booter depuis une clé.

Seconde méthode, par le menu de démarrage du Bios

1. Allumez l’ordinateur et maintenez la touche “ESC” pendant le démarrage. Cela fonctionne sur les portables Asus, mais pour les ordinateurs d’autres constructeurs cette touche peut être F2, F8, F9, F11, del…Renseignez vous sur la documentation de votre produit ou consultez l’aide en ligne.

2. Sélectionnez à l’aide des fléches du clavier le périphérique de démarrage, s’il s’agit d’une clé USB sa taille doit être indiquée.

3. Validez pour reprendre le démarrage. L’ordinateur démarre sur le périphérique voulu et lance l’OS.

 

(Suite)…Et là, devant mes yeux écarquillés, s’ouvre le menu d’Acronis, qui ressemble comme deux gouttes d’eaux au menu de la version Windows complète. Nous sommes donc en terrain connu, joie.

Je lance la procédure. Choix de la source, de la destination…GO.

Temps restant: 8 minutes, puis 13 minutes, puis 24 minutes…

L’écran est resté sur “Temps restant: 24 minutes” pendant à peu près 2 heures. J’abandonne l’opération, puis je réessaye. Même punition, même motif. L’écran se bloque, rien ne bouge, si ce n’est la protubérante veine qui se met à palpiter sur mon front. Je laisse tomber, la nuit porte conseil.

Le lendemain, je reviens encore une fois à l’assaut, les bras chargés de conseils prodigués par notre Administrateur réseau, habitué du clonage, bien qu’il ne soit pas Raëlien. Tout d’abord, il me rassure sur le fait de cloner directement depuis le PC et aussi sur le fait d’utiliser une clé bootable. Ensuite, il me recommande un logiciel qui selon lui fonctionne très bien, mais dont il ne se souvient pas du nom (Suspense). Promis, dès qu’il le retrouve, il me le communique par Skype. Sympa. Pour le reste, les autres logiciels feraient selon lui du tout aussi bon boulot. 

Fort de son avis éclairé, je me lance dans le clonage avec différents logiciels de notoriété variable. Je commence par Macrium Reflect, dont la version gratuite suffit pour cloner un média. Je crée donc une clé bootable avec le “media builder” et c’est reparti. Au moins l’interface est très simple et je comprends ce que je dois faire. C’est l’effet WindowsPE, la version light et bootable de Windows qui permet de créer un environnement de restauration et de gestion pour justement gérer des cas comme le mien.

Macrium Reflect-Interface

 

Manque de chance, mais on commence à être habitué, le panneau de gestion ne trouve pas le disque source. Celui-ci tourne bien sur son dock, qui est alimenté et toujours connecté au même port USB. Je rebranche, j’éteins j’allume, je reboote: Rien n’y fait, sans source, je ne peux rien faire. Bizarre, avec True Image il était pourtant bien reconnu. Je ne perds pas plus de temps et je tente la même opération avec un autre logiciel.

Cette fois, c’est Easus Todo Backup qui s’y colle. Rebelote: Je créée le media bootable, je boote et je choisis la source et la destination (les deux disques apparaissent bien). Mais comme pour True Image, la progression du clonage se fige longtemps, trop longtemps…Une goutte de sueur perle sur mes tempes, la veine de mon front apparaît et je décide d’arrêter là toute la procédure avant qu’elle ne se transforme en anévrisme. J’annule. Mais l’annulation lance une seconde procédure d’annulation qui se fige. Hard-Reboot. Je recommence, mais pour obtenir les mêmes résultats. Second Hard-Reboot, je passe à autre chose.

 

Easus Partition Master

 

Parce que je suis un peu masochiste, ou désespéré, je tente CloneZilla, qui pour fonctionner doit être installé manuellement sur une clé USB. J’utilise pour cela Rufus, l’utilitaire prêt à l’emploi pour ce type de mission, et je charge la bête.

OK. L’interface ressemble à un vieil écran de Bios, tout en texte, pour bien se rappeler que chez les libristes, les notions d’UX/UI constituent un frein vers l’émancipation de l’utilisateur. Bref, dès le premier écran je suis face à la vérité sans fard: Le disque source n’est pas reconnu. Deuxième essai, sans résultats probants: Clonezilla ne trouve pas mon disque dur docké. J’envisage les drogues dures et ma reconversion dans la vente de lingots tarbais par correspondance. 

QUAND SOUDAIN

Mon cher Sysadmin m’envoie sur Skype, malgré l’heure qui pourrait être tardive, mais c’est subjectif, le nom du logiciel qu’il utilise: AOMEI Backupper! Joie, j’allais peut-être voir le bout du tunnel. J’installe le programme et je lance l’utilitaire de création de média de réparation en choisissant les bonnes options…

 

AOMEI Backupper Interface du logiciel

 

QUAND SOUDAIN

Le logiciel me demande de redémarrer Windows. Sans trop comprendre je m’exécute. Je vérifie la clé nouvellement créée sur ma session fraîchement ouverte. Elle est vide. Il y a quelque chose de pourri au royaume du clonage. La veine de mon front se gonfle de plus en plus, pour atteindre la taille d’un petit ballon. Je relance le logiciel et cette fois je choisis Linux comme OS de boot, ayant auparavant sélectionné WindowsPE. Pouf, ça ne fonctionne pas. Je recommence, cette fois sur WindowsPE: La clé USB est quasi vide, sauf un fichier de quelques kilo-octets.

J’envisage sérieusement une reconversion en libraire itinérant quelque part en Moldavie, lorsque je remarque qu’il est possible de télécharger les ISO et de passer par Rufus pour créer le média bootable séparément. Très bien, on a qu’à faire ça. Je me lance avec un OS Linux. Je coche les options, je lance le transfert, j’attends un peu en tapotant ma veine pour la faire rentrer, je débranche la clé et je la branche dans mon laptop. Je boote. Message d’erreur. Ma veine prend la forme d’une main et me donne de petites gifles bien humiliantes.

Je recommence avec l’ISO de WindowsPE, blabla options, blabla débranche, blabla boote et…J’ai choisi le mauvais système (Bios au lieu de UEFI) lors de la création du média USB. Ma veine, qui a appris on en sait trop comment entre-temps à parler, me balbutie un”tue-moi” agonisant. Je débranche.

Cette fois, je recommence en cochant les bonnes options dans les paramètres du logiciel. Sûr de mon fait, je reboote, l’interface apparaît et Ô surprise, enfin, après tant de minutes d’attente, j’ai tout de même un nouveau message d’erreur, ce qui brise le train-train des précédentes tentatives et la monotonie qui commençait à s’installer.

Je recommence une dernière fois avec une version Linux, ça ne fonctionne pas. Je laisse tomber. Tant pis pour le clonage, je réinstalle Windows et puis c’est tout, je récupérerai les fichiers depuis le disque dur. Ce n’est pas grave. Je me fais une raison. Je dors. C’est oublié, j’en fais pas une maladie. Tout va bien. Je dors.

Le lendemain, je crée un média d’installation de Windows sur les vestiges de l’utilitaire de clonage. Tout fonctionne, Windows est réinstallé en moins d’une heure, réactivé et complètement à jour.

Je branche le dock pour récupérer mes fichiers sur mon ancien disque dur. Le dock n’est pas reconnu, il faut que j’installe les pilotes USB 3 correspondants. Eh oui, j’avais oublié de tester les autres ports USB disponibles (pas en USB 3 certes). Il se peut donc que certains logiciels n’aient tout simplement pas reconnus le disque dur par manque de pilotes adaptés. Ou pas. De toute façon rien n’a d’importance maintenant, mon PC fonctionne, il est rapide et il n’y a pas de BSOD, j’ai de la place et j’adore tout réinstaller et passer mon temps à retrouver mes identifiants de connexion. 

Conclusion

Je n’ai pas eu de chance avec les logiciels de clonage de disque dur. Mais mon cas est un cas isolé: J’ai branché mon dock sur un port non reconnu et j’ai utilisé des logiciels de clonage directement sur la machine dépourvue d’OS, avec des logiciels qui ne possédaient pas forcément les bons pilotes. Aussi, le disque à cloner était d’une taille conséquente, 750Go, et je n’ai pas eu le courage de le nettoyer auparavant (il reste environ 50 Go de libre, fichiers système inclus), ce qui augmenter le risque d’échec d’autant. Heureusement, j’utilise une sauvegarde ponctuelle et un second disque externe contenait toutes mes données, parce que l’on est jamais trop prudent.

J’ai donc quelques conseils à vous donner: Pour que l’entreprise réussisse, essayez d’avoir au moins un dock USB fiable, testé et vérifié, qui fonctionne sur tous les ports. Si le disque dur n’est pas reconnu lorsque le dock est branché sur un port USB 3.0, réinstallez les pilotes. N’attendez pas la panne avant de sauvegarder et/ou cloner un disque, prévoyez qu’un jour vous aurez des problèmes de matériel. C’est inéluctable. N’espérez pas non plus de miracles lorsque vous bootez sur un média externe pour tenter l’opération. Si cela ne fonctionne pas sur un ordinateur à part, vous pouvez essayer cette manipulation, mais cela risque de moins bien se passer, malgré ce qu’en disent certains éditeurs.

Comment cloner un disque dur?

Pour cloner un disque dur, vous devez disposer d’un disque dur, d’un dock (facultatif) et d’un logiciel de clonage/sauvegarde qui vous permet de créer une image parfaite du contenu du périphérique de stockage. La liste de produits ci-dessus vous donne un aperçu des titres les plus connus.

Est ce que l’on peut cloner un disque dur gratuitement?

Oui, à condition d’utiliser un logiciel gratuit ou en version d’essai qui le permet. Les sociétés qui proposent ce genre de prestation ont le plus souvent le même équipement, le clonage ne nécessitant pas forcément un matériel avancé, ni un logiciel très pointu.

 

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