L’Inde bannit PUBG et 117 autres applications chinoises

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Le conflit entre l’Inde et la Chine s’envenime. Depuis quelques mois, un bras de fer sans précédent oppose les 2 pays après de graves tensions militaires à la frontière sino-indienne dans l’Himalaya. A la suite de ces incidents, un fort mouvement nationaliste est né en Inde. Ce dernie se matérialise en partie par des décisions politiques comme de nouvelles restrictions à l’encontre des entreprises chinoises. En effet, en juin dernier, la République Démocratique d’Inde avait pris la décision de bannir 59 applications mobiles chinoises des magasins d’applications officiels. Près de trois mois plus tard, le pays poursuit sa chasse aux sorcières en interdisant encore une cinquantaine d’applications dont le très populaire PUBG.

PUBG banni en Inde

Il s’agit d’un véritable coup de tonnerre dans l’industrie du jeu mobile, et pour cause, PUBG est tout simplement l’application ludique la plus populaire du pays. Editée par le géant du divertissement chinois Tencent, c”est également le jeu le plus téléchargé et celui qui génère le plus de revenus. Il s’agit d’une franche estocade portée par l’Inde et elle est du même acabit que le bannissement de TikTok sur le territoire.

Mais Tencent, n’est pas la seule société chinoise pénalisée par cette décision. D’autres éditeurs majeurs tels que NetEase sont également visés. Au total, depuis juin, l’Inde aura banni 118 applications chinoises :

Liste d'applications chinoises bannies en Inde
Source : Nistula Hebbar (Twitter)

Pour justifier ces interdictions, l’Inde argue que ces applications représentent un danger pour la sécurité nationale.

Quelles conséquences pour les indiens ?

Interdire PUBG et d’autres jeux tels que Rise of Kingdom, Knives Out ou Arena of Valor, c’est empêcher la Chine de générer des revenus plus ou moins importants sur le territoire. Cette décision impactera lourdement l’industrie du jeu mobile en Inde et se traduira dans un premier temps par l’annulation d’événements eSport, le mécontentement des joueurs et la perte de revenus non négligeables pour les entreprises indiennes et chinoises concernées.

Les joueurs s’orienteront très probablement vers des sites de téléchargement alternatifs et des solutions d’appoint tels que des VPN pour continuer à utiliser les applications non autorisées. Au vu de la situation, il faut s’attendre à de nouvelles sanctions vis à vis de la Chine dans les prochaines semaines et à des représailles de Beijing. Affaire à suivre…

Sources : Daniel Ahmad et Akhilesh Sharma

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