Parcoursup : pourquoi ce fiasco était prévisible

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Depuis quelques heures, les réseaux sociaux s’acharnent contre Parcourssup, la plateforme chargée de gérer les vœux des futurs étudiants de l’enseignement supérieur. En effet, les résultats sont tombés et il y a énormément de déçus. Mais ce qui ressemble à un fiasco de Parcoursup aurait-il pu être évité ?

Plongeons dans le code de Parcoursup

Ce lundi 21 mai, Parcoursup a mis à disposition des curieux une partie de son code source sur Framagit.org. Nous insistons bien sur le fait qu’il ne s’agit que d’une partie du code : celle qui explique comment les affectations sont gérées et non pas comment les établissements et autres universités font pour classer les postulants.

Si la plupart des médias s’accordent à dire que le code est propre et bien documenté, le fonctionnement même de Parcoursup laisse dubitatif sur certains choix. Ainsi, contrairement à APB (Admission Post Bac), l’ancien système, un lycéen ne classe plus ces vœux en fonction de ses préférences : chaque souhait est au même niveau que les autres, ce qui veut dire que s’il est accepté dans une filière A et qu’il est placé en liste d’attente dans les filières B et C, une place lui est aussi réservé dans ces deux dernières filières ce qui allonge considérablement les listes d’attente.

Vers une saturation du système ?

Et c’est bien là le principal défaut de Parcoursup. Un futur étudiant peut être accepté dans une filière et rester dans une file d’attente pour guetter une place dans un établissement qui l’intéresse davantage. Conséquence : les listes d’étudiants en attente pourraient mettre un long moment avant de diminuer laissant les lycéens dans le doute pendant plusieurs semaines.

Hier, sur les 810 000 étudiants inscrits sur Parcoursup, 436 000 ont vu au moins un de leurs vœux validés. Chaque jour, la plateforme sera actualisée pour mettre à jour les files d’attentes pour les lycéens concernés.

Sur les réseaux sociaux, mieux vaut en rire…

Sur Twitter, les lycéens n’ont pas hésité à partager leur joie mais surtout leur déception face aux choix parfois aléatoires de Parcoursup.

Certains se retrouvent face à des situations amusantes où ils sont acceptés dans des filières alors qu’ils avaient expressément « saboté » leur candidature par le biais de leur lettre de motivation.

D’autres, qui avaient pourtant fait preuve d’originalité, se retrouvent avec des refus.

Quoi qu’il en soit, Parcoursup a certainement encore besoin d’ajustements pour devenir plus efficace. Espérons que les lycéens ne seront pas démotivés alors que les épreuves du Bac arrivent à grand pas.

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