Peut-on éviter les dérapages sur les réseaux sociaux ?

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Les réseaux sociaux ont pris une place importante dans notre quotidien. Omniprésents au travail, dans les médias, les collèges et les lycées, ils sont très accessibles et fascinent surtout leurs jeunes utilisateurs. Ces plateformes sociales recensent également de nombreuses dérives tels que les déferlements de haine et de violence, les élèves qui se filment en classe ou encore la diffusion de contenus protégés (matchs de football, séries à succès). Mais comment empêcher ces comportements ? Peut-on réellement encadrer les réseaux sociaux ?

La diffusion live pose de gros problèmes de modération

Les commentaires, les tweets, les images, les vidéos et autres publications sur les réseaux sociaux sont généralement modérés par les utilisateurs qui ont la possibilité de signaler les contenus choquants, illicites ou à caractères haineux. Les réseaux sociaux eux-mêmes ont également mis en place des algorithmes de détection et de suppression de ce type de contenu. Le problème des « médias sociaux » c’est qu’on peut y dire tout et n’importe quoi à n’importe quel moment et que ces systèmes de modération ne sont pas efficaces à 100 %. De ce fait, les contenus signalés ne sont pas toujours supprimés.

Aujourd’hui, les éditeurs des réseaux sociaux et les autorités font face aux problématiques de la diffusion live qui n’est autre que la nouvelle tendance des plateformes sociales. Pour preuve, Twitter a racheté Périscope et Facebook a mis en place Facebook Live. Deux outils permettant tout simplement l’enregistrement et la diffusion en direct. Là encore la modération est difficile à mettre en place, comme on a pu le voir avec les différents dérapages et drames recensés ces derniers temps : suicide sur Périscope, viol et agression sur Snapchat.

Que faire pour « encadrer » les réseaux sociaux ?

Les flux d’échanges sur les réseaux sociaux qu’ils soient en direct ou en différé sont trop massifs pour être encadrés par de simples dispositifs techniques. On ne peut clairement pas mettre un analyste derrière chaque vidéo diffusée. La mise en place de boutons pour signaler des abus sur les contenus live peut être une solution mais cette technique n’est pas tout à fait porté ses fruits. Se pose également la question du droit, les firmes derrière ces applis sociales sont le plus souvent américaines et leurs produits sont distribués partout dans le monde, la législation française actuelle est-elle adaptée ?

Le levier le plus accessible pour le moment semble résider dans la pédagogie. Les réseaux sociaux se montreront dans les années à venir probablement plus pédagogues en ce qui concerne les droits à respecter et les éventuels dangers. Les parents quant à eux peuvent déjà utiliser des services de contrôle parental pour mieux encadrer leurs enfants et l’usage qu’ils font des réseaux sociaux.

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