Quand la police surveille votre smartphone…

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Kaspersky et Citizen Lab ont fait une découverte récemment sur la version mobile d’un logiciel espion permettant à la police d’obtenir des informations sur un utilisateur. Le logiciel Remote Control System avait déjà été découvert l’an dernier par ces équipes sur certains ordinateurs. Cet espion a été élaboré par une société italienne, avec pignon sur rue, qui s’est spécialisée dans l’élaboration de systèmes de surveillance informatique destinés à la police…

La police n’a plus besoin de mandats

Si l’on vous disait que votre smartphone pouvait être réquisitionné à distance par la police, vous ne le croiriez pas…Sauf que c’est possible et que certaines autorités utilisent déjà ce procédé pour surveiller la population. La société Hackingteam s’est fait une spécialité de développer des programmes espions destinés aux services policiers de plusieurs pays sur “les 6 continents”, notamment l’Arabie Saoudite où une version trafiquée d’une application Android de news locales a été repérée. Si Hackingteam déclare ne pas travailler avec les pays bannis par l’OTAN, le rapport montre que ce cheval de Troie a été utilisé dans divers endroits du globe, notamment au Maroc ou aux Etats-Unis. En France, si un centre de commande a bien été identifié, rien de vient confirmer qu’il est utilisé par les autorités.

Ce programme, très léger, est indécelable par les voies classiques de contrôle. Cependant, son action est bien réelle, puisque le téléphone infecté peut enregistrer des conversations, prendre des photos, envoyer des données personnelles et liste de contact et agir comme keylogger. Conçu pour Android, mais aussi pour iPhones Jailbreakés, WindowsPhone ou Blackberry, RCS a d’abord été développé comme logiciel pour Windows et Mac OS et sert également à infecter les appareils qui y sont connectés: Un iPhone connecté et peut être jailbreaké à distance avec Evasi0n et recevoir le spyware de manière invisible. Portant les noms de DaVinci ou Galileo, ces espions ont attiré les regards de Reporters sans Frontières, qui a classé Hackingteam comme un “ennemi d’Internet” dans la catégorie surveillance.

 

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