Quels sont les logiciels utilisés par le gouvernement?

Publié le

A l’heure où le nouveau gouvernement se forme et que les aspirants (et réfractaires) guettent leur téléphone portable toutes les 15 secondes, revenons sur une question soulevée lors du début de mandat de Jean-Marc Ayraut, celle du budget du gouvernement alloué aux logiciels. Mais de quels logiciels s’agit-il exactement? Faites comme Manuel Valls, Najat Vallaud-Belkacem ou Ségolène Royal et utilisez les logiciels plébiscités par les différents ministères!

Du libre et du moins libre

Si la tendance est à l’ouverture, le logiciel propriétaire est encore fortement ancré au sein des différents ministères et services qui en dépendent. Pour preuve, la décision du ministère de la défense de renouveler son contrat avec Microsoft (Irlande) sur l’équipement de ses personnels, à hauteur de 3 millions d’Euros par an. Et qui dit Microsoft dit Windows, le Pack Office, Word ou Outlook, mais aussi de la gestion de serveurs et de la maintenance. Des logiciels populaires et très prisés par les employés administratifs du pays, qui rechignent à se mettre aux solutions alternatives.

Pourtant, des signaux sont envoyés en ce sens: Le ministère de l’agriculture (source) et le ministère du Travail (source) ont tous les deux décidé de favoriser le logiciel libre, afin de réduire les coûts et d’apporter un éclairage sur cette alternative très intéressante. Cependant, les moeurs doivent encore évoluer à ce niveau et il est difficile de se passer de Windows, notamment pour tous les employés formés à XP depuis 2002. Et pour les ministères des Finances ou de la Défense, dont les dépenses en logiciels avoisinent les 200 millions d’Euros, une modification profonde du comportement ne risque pas de se faire du jour au lendemain.

Une liste de favoris

Mais l’Etat n’est pas qu’une bourse ouverte au vent: Le service informatique a renouvelé son SILL, le socle interministériel de logiciels libres, sorte de liste de logiciels gratuits préconisés pour remplacer les produits payants et ou fermés. Des noms comme Firefox, VLC, Greenshot ou Scribus y figurent, cotoyant également des programmes plutôt destinés aux administrateurs réseaux.
Une liste qui a aussi besoin d’être mise à jour et d’évoluer, suite à la disparition de TrueCrypt ou aux mises à jour régulières (ou non) de certains produits.

Quant à savoir si cette liste permet à l’administration d’effectuer de belles économies, rien n’est moins sûr…

Des ministres montrent l’exemple

Si Fleur Pellerin, Aurélie Filipetti ou Najat Vallaud-Belkacem sont (étaient?) des ministres connectés, d’autres n’utilisent tout simplement pas d’ordinateurs et réduisent leur présence sur les réseaux sociaux. Ainsi, on ne trouve pas d’ordinateur (fixe) sur les bureaux de Manuel Valls, de Ségolène Royal, de François Hollande ou d’Arnaud Montebourg. Ce dernier est paraît-il un fervent utilisateur de l’iPhone et de Candy Crush Saga…Il va pouvoir améliorer son score.

Mais la véritable information à retenir est que les élus français sont encore très éloignés de la réalité informatique: A part quelques outils purement bureautiques, leur préoccupation dépasse l’emploi de l’ordinateur et l’administration, dotée de logiciels spécialisés et/ou propriétaires, ne pourra jamais se départir des problèmes d’interoperabilité et de pressions des différents lobbys.

Sending
User Review
0 (0 votes)

Comments (3)

  • Aimard Répondre

    Pourquoi, lorsqu’on envoie un message à une administration, une collectivité territoriale ou à une société ne reçoit-on que très rarement un accusé de réception, même si celui-ci est demandé?
    Pourquoi ne pas mettre en place un logiciel qui enverrait automatiquement cet AR dès ouverture du message?

    26 août 2014 à 16 h 49 min
  • patrick Répondre

    UN HOMME ROULE SUR UN AUTOROUTE, les gendarmes l’arrête, le conducteur demande ce qui se passe, le gendarme lui répond, des terroriste ont enlevés Hollande, Valls, Taubira, Nadia Ben Kassen et demandent 100 millions d’euros sinon, ils les arrosent d’essence et y mette le feu.
    Donc on demande des dons. L’automobiliste demande et combien les gens donnent t’il.?
    Certains donnent 4 voir 5 litres d’essence, ça dépend!!!

    26 août 2014 à 19 h 54 min
  • Golfy Répondre

    Chouette ! un article où on n’apprend rien de nouveau…
    Pas de statistiques ? quid de la Gendarmerie qui utilise Ubuntu depuis des années ? quelles sont les applications sponsorisées par le gouvernement ? impots.gouv.fr utilise-t-il Apache ou IIS ou JSNode (réponse: Apache) ?
    Bref, le téléphone de Montebourg ne représente pas le gouvernement…

    Dommage, le titre était prometteur, il est devenu racoleur.

    26 août 2014 à 21 h 06 min

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Autres articles sur le même sujet