Saints Row 4: un test sous influences

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Ce quatrième épisode de la série Saints Row a bien failli ne jamais voir le jour. En effet, c’est après le dépôt de bilan de THQ que Koch Media a finalement racheté les droits de ce clone de GTA, qui s’est au fil des éditions largement démarqué de son modèle par son outrance et la surenchère de situations scabreuses. SR4 nous arrive donc tel un rescapé, après une refonte profonde de son système de jeu et avec une histoire affranchie de son amoralité.

Des saints pour sauver le monde

Le jeu commence comme il se doit par une introduction haute en couleur (mauve), celle qui introduit le personnage principal-que vous incarnez-durant une mission suicide qui le mènera…à la présidence des Etats-Unis d’Amérique. Une fois votre personnage créé et looké, vous commencez l’aventure à la Maison-Blanche, qui est rapidement assiégée par les Zins, des aliens menés par leur commandant Zinyak, un prétendant au titre des méchants les plus atteints par la folie des grandeurs. Capturé par les envahisseurs tout comme les plus brillants membres de la société, vous vous incarnez dans un monde fictif, la Simulation, un Steelport virtuel qui ressemble comme deux gouttes d’eau à votre ville favorite…

Si Saints Row 3 respectait les codes du genre (exploration de quartiers, missions à la suite les unes des autres et montée en puissance du personnage principal, façon Gangsta), Saints Row 4 lui s’efforce de couper en un quart d’heure toutes les amarres avec ses congénères : La Simulation, ce monde virtuel où vous évoluez, n’est qu’un prétexte à vous donner des pouvoirs et à dynamiter le gameplay classique : Sprint ultra rapide, sauts vertigineux (par-dessus des buildings !), télékinésie ou pouvoirs élémentaux, votre personnage tire très vite avantage de la situation, appuyé par les membres de son gang rescapés. Et bien entendu, il est toujours possible de la jouer à l’ancienne, c’est-à-dire en volant des véhicules et en ne se servant que des armes de base…du moins au début.

La vitesse est ce qui caractérise le plus ce quatrième épisode : On n’a pas le temps de s’ennuyer, surtout si l’on ne fait que suivre le scénario principal et donc enchaîner les missions : Massacre d’aliens, piratage de bâtiments, courses de sprint, destruction massive (au tank et à l’Ovni) et les toujours délirants fraudes à l’assurance et jeu de téléréalité constituent le pain quotidien et se répètent dans les quêtes annexes ou pour récupérer du territoire. Le pilotage d’engins volants ou de Mecha ont quant à eux fait leur entrée. Idem pour les incursions dans le cœur du système, où vous devrez déjouer les pièges posés par Zinyak, en rendant au passage un hommage appuyé aux jeux des années 80. Par contre, le côté répétitif qui caractérisait déjà le premier épisode est bien là pour les missions confiées par les membres du gang et malheureusement il faudra atteindre plusieurs fois les mêmes objectifs avant de pouvoir espérer décrocher plus d’argent, de quartiers ou de nouveaux pouvoirs…

La ville de Steelport, la virtuelle, est beaucoup plus réduite et surtout il est plus facile de se déplacer : Finies les longues séances de conduite à bord d’un tape-cul, il suffit de se lancer à fond ou de sauter très haut pour arriver vite à son but. Les séances pour gagner des territoires sont donc moins longues et surtout moins rébarbatives.

Leave it to the Saints

Le scénario de série B a permis à Volition de se libérer du carcan de l’open-world : Les situations sont encore plus rocambolesques-l’histoire est un savant mélange d’Independence Day et de Matrix, mâtiné de clins d’oeil à d’autres jeux et de référence aux premiers épisodes. Et comme le monde est virtuel, vous vous rendez compte très vite que toutes les mauvaises actions, celles que la morale réprouve, sont ici acceptées : meurtres de piétons, vol caractérisé, destruction de mobilier urbain…Tout est autorisé, si possible à grand renfort de matraques tentacule ou de tank surarmé. En revanche, le jeu reste réservé à un public 18+, la violence est tout de même présente et les scènes torrides, bien que suggérées, arrivent souvent sans annonce.

D’un point de vue technique, le jeu n’a pas vraiment évolué depuis le troisième épisode : Il s’agit du même moteur, des mêmes graphismes et des mêmes effets spéciaux, les pouvoirs en plus. L’interface n’a pas non plus évolué et la gestion des armes est restée sensiblement la même.  On peut affirmer alors qu’il s’agit ni plus ni moins de Saints Row 3, revu à la sauce extra-terrestre…La musique elle est tout à fait dans l’esprit du genre, il est toujours possible d’écouter les radios « locales » et de sélectionner sa playlist ou de puiser dans sa propre audiothèque. Les voix elles ont bénéficié du talent de très bons acteurs spécialisés dans le genre, dont Keith David qui prête même ses traits au Vice-Président et partenaire de jeu du héros.

Conclusion

Si le troisième épisode sortait des sentiers battus en proposant un monde ouvert où tout était possible, sa suite directe emprunte un chemin duquel il sera difficile d’échapper. Sans spoiler l’intrigue, disons que le jeu ne laisse pas vraiment augurer d’une suite et nous propose en quelque sorte son chant du cygne. Ebouriffant, avec un gameplay barré voire extrême et une histoire prétexte à intégrer toutes les idées des développeurs, la licence pourrait bien briller comme une Super Nova une dernière fois avant de s’éteindre. Quoi qu’il en soit, même s’il s’agit d’une version surboostée de son prédécesseur, ce Saints Row 4 est beaucoup plus fun et se montre riche en rebondissements et en situations originales. Un bon dépose-cerveau, destiné à assouvir ses envies de fracassage d’aliens mégalomanes et d’incarnation de super-anti-héros.

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On aime
-L’esprit série B
-La démesure et les possibilités apportés par les pouvoirs
-Des rebondissements à la pelle et l’enchainement des situations
-Un gameplay riche

On n’aime pas
-La gratuité de certains passages
-L’enchainement des mini-missions peut être lassant
-Le fait qu’il s’agisse d’un Saints Row 3 à peine relooké

Configuration requise

  • Minimum:
    • OS: Windows Vista (x86 or x64)
    • Processor: Intel Core 2 Quad Q6600 | AMD Athlon II x3
    • Memory: 4 GB RAM
    • Graphics: NVIDIA GTX 260 | AMD Radeon HD 5800 series
    • DirectX: Version 10
    • Hard Drive: 10 GB available space
  • Recommended:
    • OS: Windows 7 (x86 or x64)
    • Processor: Intel i3 2100T | AMD Phenom II x4 or higher
    • Memory: 4 GB RAM
    • Graphics: NVIDIA GTX 560 | AMD Radeon HD 6800 series or higher
    • DirectX: Version 11
    • Hard Drive: 10 GB available space

 

 Le site officiel: http://www.saintsrow.com Sortie le 23 Août 2013

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