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Test Shadow: Un PC dans le Cloud pour les joueurs mais pas que...

Test Shadow: Un PC dans le Cloud pour les joueurs mais pas que...

Cela faisait quelques mois que nous en avions envie, à tourner autour du pot, à retarder l’inévitable, et puis les promos du Black Friday nous ont finalement donné l’estocade : oui, il était temps de tester Shadow, le PC dans le « Cloud ». Oui, il était temps de succomber aux sirènes de la communication, très particulière, de l’éditeur et de concentrer notre attention sur ce qui pourrait constituer une révolution dans l’utilisation et l’achat de matériel informatique. Vous imaginez, un gros PC de joueur dématérialisé ? Bref, oui, il est temps de savoir si on peut jouer en HD à des jeux AAA sans passer par l’achat d’une Carte graphique à 1000 balles.

 

Test de Shadow PC: La machine dans les nuages

Petit rappel des faits : Shadow est une solution d’accès à un PC distant sous Windows. Blade, la société qui propose ce service, a donné son nom à un boitier qui permet de connecter ses périphériques et d’accéder directement au système. Ce boitier, qui a évolué (La Shadow Box, en attendant le prochain modèle baptisé « Ghost »), est disponible auprès de certains revendeurs et sur le site officiel, mais n’est absolument pas obligatoire si l’on possède déjà au moins un ordinateur (pour le confort, mais nous y reviendrons). Cette petite machine se connecte à n’importe quel écran HDMI (moniteur, Télé…) et permet un affichage Full HD à 144 Hz. C’est un ordinateur en somme, mais réduit à une carcasse, quelques circuits et des ports pour y brancher l’essentiel.

Mais, puisque ce boitier est optionnel, nous avons opté pour la solution logicielle pure et une formule d’abonnement sur 3 mois1(que j’ai payé sur mes deniers personnels, Blade n’étant pas à l’origine de ce test et n’a pas été sollicité durant la réalisation de cet article NDLA).

Une fois abonné, il faut prendre son mal en patience et attendre la validation puis l’activation du compte et l’accès au service. Le délai annoncé à l’époque (novembre 2018) était de 5 jours. La première communication après validation du compte annonçait elle 7 jours (ouvrés) de délai de mise en service.
Finalement, il aura fallu attendre 12 jours (ouvrés) pour que le service soit pleinement accessible (si l’attente se prolonge, le service marketing vous envoie des petits messages rassurants et un petit cadeau pour se faire pardonner…). Maintenant, le site annonce 15 jours de délai avant activation… la rançon du succès en quelque sorte.

Le mail de confirmation reçu, il est temps pour nous de télécharger les applications officielles pour sa ou ses machines : Windows, Mac, Android, iOS… tous les principaux systèmes d’exploitation sont couverts, ou presque, et offrent le même niveau de service. Nous avons testé plusieurs appareils et donc plusieurs applications, en nous focalisant sur la version Windows, qui nous offre le plus de confort. Rien n’empêche de prendre de l’avance et de télécharger ces applications en amont, cela laisse aussi le temps de configurer ses comptes sur toutes les machines concernées.

Prérequis essentiel, une bonne connexion Internet. Pour accéder au PC déporté, qui se lance depuis un serveur extérieur, il vous faudra au minimum une connexion ADSL à 15 Mb/s, mais dorénavant la communication fait fi de ces chiffres et préfère parler de « bonnes connexions ». En clair, Shadow se lance dès 5 Mb/s, mais la qualité de l’image et la latence seront dégradées. Sont donc préconisées les habitations et locaux desservis par la fibre, ou à défaut, une bonne 4G.

Enfin, il vous faudra du matériel, celui de notre installation suffit (pour le PC), mais sur mobiles des choix seront à faire. Clavier, souris, périphériques… tout ce qui est reconnu par Windows 10 est reconnu sur Shadow, du moins en théorie. De nombreux matériels ne sont pas « compatibles », mais le seront prochainement. Par exemple, brancher une carte son externe, un disque dur, un casque ou une manette peuvent se terminer en déception. Les équipes de techniciens planchent en permanence sur la question et affirment que ces problèmes seront réglés à l’avenir. Notez que le boitier possède des ports connectiques qui permettent aussi de brancher des périphériques en USB, mais pas encore un second écran, qui n’est pas de toute façon pas encore géré. Mais cela va venir, assure le service communication...(Qui ne vous lâche pas durant les premières semaines, dans le bon sens du terme)

Premiers pas dans l’ombre

L’application est donc installée sur un PC de test, un ordinateur portable connecté en Ethernet au réseau Free via la fibre. Le débit est largement suffisant pour assurer une qualité de service optimale. 700 Mb/s sont largement au-dessus de la limite de l’application qui s’élève à 70 Mb/s. Ce n’est pas un mystère : les zones mal desservies ou non couvertes par le haut débit ou la fibre ne peuvent profiter du service. En revanche, même une connexion qui s’inscrit dans la moyenne locale peut suffire à faire tourner l’application et donner l’accès au « PC » distant.

Test débit Shadow

Débit free sur PC de test

 

L’enjeu pour Shadow, c’est de réduire le temps de latence, pour que l’utilisateur ne puisse pas distinguer de différences entre son PC et Shadow en utilisation. Le logiciel, une fois installé, permet de modifier certains paramètres qui peuvent aider à stabiliser l'ensemble: Mode manuel ou automatique pour gérer le débit, mode faible débit, connectivité USB over IP (activé ou désactivé, nous n'avons pas vu de différences quand nous branchons un périphérique, mais la webcam intégrée au portable et le lecteur de cartes semblent s'être ajoutés à la liste des matériels pris en compte), réglage des couleurs...Quelques réglages intéressants mais pas encore assez nombreux, ce qui devrait changer avec l'arrivée prochaine de Hive.
Les retour clients semblent revêtir un certain caractère d'importance pour Blade, puisque les accès au support et une notation post utilisation sont bien visibles. Côté Pc serveur, le mode fenêtré reprend les raccourcis vers les options, un autre panneau de contrôle offre lui des statistiques en temps réel et le réglage de la sensibilité de la souris. Un conseil, désactivez les mise à jour Windows quand vous êtes en mode actif et réactivez les quand vous vous déconnectez: Il est toujours désagréable de se faire couper la chique par un update en pleine partie.

Lancement Shadow PC

Le démarrage prend quelques secondes

 

Le premier lancement est comparable à une installation de Windows : L’OS de Microsoft est en effet installé et préconfiguré, mais se charge comme s’il s’agissait d’un nouveau compte. Vous pouvez alors, soit créer un compte dédié, soit utiliser un compte existant. Un compte existant peut vous faciliter le transfert et l’utilisation de certaines applications, mais il est parfois utile de séparer les environnements de travail. Une fois les quelques paramètres utilisateurs renseignés, le bureau apparaît enfin. Nous retrouvons un bureau de Windows 10 standard, sur lequel se trouve le raccourci vers l’application de gestion Shadow et le lien vers l’assistance. Aucun autre logiciel tiers n’est installé, à vous de récupérer tous vos logiciels un à un.²

 

Logiciel Shadow PC

 

Le réglage automatique du débit fonctionne correctement

Première impression : L’écran vacille un peu, comme si le balayage de l’écran se voyait. C’est très léger, presque imperceptible, mais cela suffit à se poser des questions en utilisation. Idem, les caractères nous paraissent flous et les traits comme fondus dans le fond. Mais rapidement nous passons en plein écran (touches ctrl+ Windows + F) et l’image devient nette instantanément. Ouf, le fenêtrage était la cause de cette différence d’affichage...

Pour voir, nous testons la connexion pour juger de la bande passante disponible. Sans surprises et comme annoncé, c’est ultrarapide et le moindre téléchargement ne prend que quelques instants, selon la taille du fichier. Cela tombe bien, le fichier que nous récupérons pèse plus de 1 Go, ce qui nous permet de tester in vivo le débit théorique : c’est vérifié !

 

 

Si les paquets se perdent, commencez à paniquer 

Un mot sur la configuration de la machine : Un processeur Intel Xeon cadencé à 2,5 GHz (8 cœurs), 12 Go de RAM et une NVidia GTX 1080 « habitent » ce PC virtuel. La puissance est répartie entre les besoins des utilisateurs connectés en même temps, sans que cela ait d’impact direct en utilisation. Cela veut dire que votre machine ne souffre pas lorsque d’autres utilisateurs se connectent, mais que les composants eux sont partagés. D'ailleurs nous n’avons jamais observé de problème de cet ordre et la plupart du temps, le service est assuré.
Toujours est-il qu’à plusieurs occasions, l’application refuse de se lancer, et que parfois le bureau apparait sous une résolution inférieure. De rares fois, un écran d’artefacts se tient en lieu et place de notre bureau Windows si bien rangé ; ces situations frustrantes ne durent généralement que le temps d’une mise à jour ou d’une maintenance.

 

Débit Shadow depuis la session

 

Maintenant, venons-en au cœur du sujet, à savoir le jeu et le comportement In-game. Nous lançons l’installation de plusieurs titres : The Witcher 3, Conan Exile et Destiny 2 afin de juger sur pièce du temps de latence et des capacités graphiques de l’ensemble.

Premier test : The Witcher 3 : Wild Hunt, jeu qui a quelques années au compteur, mais qui à l’époque mettait déjà la plupart des configurations à genoux, dont justement le PC utilisé pour le test. Couplé à une manette XBox, le jeu se lance normalement. Par défi, nous mettons tous les réglages en Extrême et lançons la dernière sauvegarde.

Witcher 3 sur Shadow

 Fenêtré ou non, c'est très joli

 

Nous retrouvons donc Geralt de Riv là où nous l’avions laissé, en plein milieu d’une quête, mais cette fois nous apprécions son déplacement fluide, son maniement de l’épée rapide et son allure générale. Le temps de réponse est immédiat et si l’on compare un PC fixe aux mêmes caractéristiques et cette session Shadow, il est impossible de les distinguer. Le jeu n’est pas non plus un parangon d’optimisation, mais il faut avouer que le résultat est bluffant, à tel point que la puissance allouée gomme les quelques lags qui sont surtout dus au moteur. Au niveau des couleurs et de la profondeur de champ, là encore rien à signaler, le plein écran offre une qualité similaire à celle espérée sur un PC fixe. 

Conan Exile, c’est une autre tambouille. Le Cimmérien, lui, n’est que figurant dans ce survival qui vous met dans la peau d’un rescapé, livré à lui-même dans le désert, nu et désarmé. La puissance offerte par le Shadow ne suffit pas à offrir une expérience satisfaisante. En effet, le jeu est au départ mal optimisé et s’il reste très jouable dans l’ensemble, souffre tout de même de ralentissements et d’un manque de finition flagrant. Bref, la puissance offerte ne suffira pas à rattraper le manquement technique, mais nous ne pouvons pas en tenir rigueur à Shadow.

Destiny 2 Shadow fenêtré

 Destiny 2 en mode fenêtré

 

Enfin, Destiny 2 a ceci de particulier qu’il est le titre le plus récent à notre disposition, et qu’il tourne parfaitement bien sur notre PC de test. Optimisé aux petits oignons donc, mais reste à voir ce que Shadow peut apporter au niveau des graphismes et des effets. Là encore, sans surprises, tout est beau et fluide, les commandes répondent du tac au tac et aucun défaut majeur ne vient perturber l’exercice. Les effets météorologiques sont impressionnants et la puissance de la carte graphique est bien exploitée.

Destiny 2 Shadow plein écran

 Destiny 2 en plein écran

 

Maintenant, c’est bien beau tout ça, mais qu’est-ce ça donne avec des jeux en ligne ? Beaucoup de hardcore gamers, déplorent les performances de Shadow sur des jeux comme Fortnite ou PubG, qui demandent une attention de tous les instants et un ping optimal. Nous n’avons pas l’intention d’installer Fortnite, on se fait déjà assez ridiculiser par des gamins de 12 ans comme ça, et on ne possède pas PubG et notre budget est plutôt serré en moment, avec la hausse des prix du logiciel tout ça... mais bref je m’égare. Nous allons donc nous tourner vers des titres que nous possédons déjà et qui devraient suffire à nous faire une idée.

OverWatch est le premier de la liste. Dans le genre FPS en équipe, le jeu de Blizzard n’a plus rien à prouver et d’ailleurs il sert pour les présentations de Shadow dans les salons et événements. De notre propre opinion, il est parfaitement jouable, réactif et rapide et le travail d’équipe n’est pas pénalisé par la latence. L’examen est concluant.

CS:GO offre quant à lui des parties plus stratégiques et demande moins de « réflexes », ce qui ne veut pas dire que le joueur n’a pas intérêt à avoir le ping le plus bas possible. À ce niveau, tout semble aller pour le mieux, les micro-ralentissements sont plutôt dus au moteur du jeu qu’à d’éventuels problèmes de lag.

WarFrame nous a moins convaincus. Le lag n’est pas mis en cause, mais un manque de fluidité constant a perturbé notre session de test. Il faut tout de même dire que ce jeu gratuit souffre de quelques problèmes à la base et n’est pas le plus optimisé du lot. Mais s’il faut tirer une conclusion, nous dirions que dans l’ensemble, le jeu en ligne est possible, quasiment dans les conditions « du direct » qu’offre une tour fixe, une CG à trois ventilos et une connexion en titane.

Pour le jeu, nous décernons un grand OUI, tout fonctionne et le cœur de cible est satisfait. Mais le reste ?

Les outils professionnels que nous avons testés se lancent parfaitement, sans surprise. D’ailleurs, nous avons pu, grâce à ce PC supplémentaire, lancer des logiciels demandant de la puissance de calcul et de la mémoire vive sans que cela n’impacte les ressources de notre PC « quotidien ». En pratique, nous avions deux PC pour le prix d’un (ou presque). Ce confort peut séduire certains corps de métier qui n’ont pas forcément envie de démultiplier les postes de travail physiques ou pas assez de surface et/ou de connaissances pour configurer des serveurs. En définitive, et c’est un axe qui n’est pas développé pour l’instant, la solution peut également séduire les professionnels. Reste la question de la sécurité et de l’accès à certaines données jugées sensibles...Mais pour du montage vidéo ou audio, du crawl ou n’importe quel outil qui nécessite de la puissance pure, c’est idéal.

En revanche, et c’est ce qui va freiner l’enthousiasme de certains, et le nôtre, c’est le peu de stockage alloué par utilisateur. 250 Go c’est peu, très peu, si l’on veut jouer à plus d’un jeu. Avec trois gros titres installés, il ne reste plus que 10 Go de libres sur la machine, quasiment dédiée à cela. Une formule d’abonnement à 2,95 € par mois ajoute 1 To mais cette option est indisponible à l’heure où nous écrivons ces lignes. Certains adhérents se plaignent de cette situation, surtout celles et ceux qui essayent de combiner FF XV et un autre titre gourmand.

Autre problème : Le support matériel. Nous n’avons évidemment pas testé tous les périphériques à notre disposition, mais il existe de nombreux cas de figure où le matériel branché en USB n’est pas reconnu. Les équipes travaillent sur un pilote USB over IP qui devrait mettre tout le monde d’accord, mais en l’état, le matos qui sort un peu du mainstream n’est pas forcément le bienvenu. Mais nous n’avons pas rencontré ce genre de problème, du moins sur la version Windows...

Les autres applications :

Shadow n’est pas qu’une expérience consanguine Windows/Windows. L’argument du multi-système est un argument-choc, qui peut porter pour une partie du public visé. Mais dans les faits, qu’en est-il vraiment ? Les gamers qui jouent sur Mac sont aussi rares qu’une trottinette électrique sur une piste cyclable et pourraient, à priori, être intéressés par cette solution. C’est pourquoi nous ne l’avons pas testé sur Mac, du moins pas encore... En revanche, nous l’avons testé sur Android.

Android

Sur notre smartphone (One plus 3T), l’installation via le Play Store ne pose aucun problème. La connexion s’effectue rapidement, avec une phase d’identification de l’appareil rassurante (via un code à valider). Le bureau de notre session apparaît, dans une résolution peu adaptée à la navigation, et les logiciels se lancent à distance d’un simple tapotement. Seul problème, le clavier virtuel et la navigation au doigt sont bien implémentés, mais il faut un réseau très rapide pour pouvoir profiter pleinement du service... Bon, l’intérêt est limité, mais cela fonctionne.

Shadow Android

Witcher 3 sur Android, c'est maintenant!

Shadow Android message de connexion

ça s'écrit connexion mais vous voyez l'idée

Android TV

Sur notre Mi-Box 3, nous pensions galérer à rechercher en vain l’application sur le store et devoir passer par l’installation de l’apk. Que nenni, la recherche vocale a été concluante immédiatement ! Nous avons donc pu lancer le programme sur un téléviseur, mais cela s’arrête là. En effet les périphériques Bluetooth que nous avons connectés sont bien reconnus par les systèmes, mais pas par Windows ! Résultat : On ne peut pas interagir avec le bureau ni aucun autre logiciel. Cependant, il suffit de lancer les applications depuis un smartphone puis de basculer vers l’autre écran pour se passer de la navigation. Très limité donc, mais utilisable.

Miracast

Pour rire, nous avons essayé de caster l’écran de notre ordinateur sur un téléviseur connecté (non Android). Surprise : ça fonctionne, mais très mal ! Gros ralentissements, freeze de l’image, pas de réelles interactions... Nous n’avons pas été surpris, mais au moins nous avons essayé !

Test Shadow: Le bilan

Shadow nous a clairement étonnés par la qualité de son service. En remplissant les conditions initiales d’accès, à savoir un (très) bon débit stable, tout le monde peut sans aucune restriction utiliser ce PC Gamer délocalisé et dématérialisé, pour toutes les utilisations. Les jeux, même gourmands, s’exécutent dans de très confortables conditions, comme nous sommes en droit de l’attendre avec une GTX 1080. Nous avions déjà à disposition le matériel de base qui offre la meilleure compatibilité avec l’ensemble : Manettes, clavier et souris, casque... Sur un PC, utiliser Shadow offre une expérience transparente, qui répond à 95 % des attentes.

Mais Shadow c’est aussi un ensemble de petits défauts qu’il faut prendre en compte avant de sortir la carte de crédit. Tout d’abord, pardon d’insister, il faut une connexion qui tienne la charge. La fibre est plus que conseillée et la qualité se dégrade visiblement si l’on fait baisser le débit, mais tout ne se passe pas que chez l’utilisateur : À certains moments le service n’est juste pas accessible, ou Windows n’arrive pas à lancer les pilotes graphiques, ou l’application peut planter. Sur les autres systèmes d’exploitation, l’application montre ses limites, notamment au niveau du matériel. L’espace de stockage est réduit et oblige à des arbitrages au niveau des logiciels installés. Enfin, le double-écran n’est pas supporté, ainsi que la reconnaissance des périphériques de stockage externes.

Dans l’ensemble, nous avons donc été convaincus, d’autant que nous avons pu trouver une application professionnelle à cet ordinateur déporté qui nous a aidé à pallier certaines déficiences matérielles provisoires sur notre machine de travail. Pour les entreprises, posséder une ou plusieurs sessions Shadow pourrait aussi être un plus pour le travail collaboratif, surtout si des outils nécessitent, soit des ressources matérielles importantes, soit une connexion rapide. Dernier point, et non des moindres, le prix : Les tarifs sont agressifs, surtout sur un abonnement annuel. 30 € environ par mois, soit 360 € par an, soit le quart du prix d’un PC Gaming déjà bien garni : cela constitue un argument massue pour les bourses déjà bien sollicitées. Sachant qu’en ce moment la politique de parrainage permet de récupérer des codes promo assez facilement et que régulièrement des offres sont faites sur différentes formules d’abonnement (il n’y a pas encore de formule de test), vous devriez pouvoir tenter l’expérience sans trop dépenser. Peut-être que le plus dur, par la suite, sera de couper le service...

 

logo shadow

 

On Aime                           
  • Puissance et vitesse
  • Evolutivité
  • Tarif attractif 
  • Service client et support actifs

 

On Aime moins             
  • Espace de stockage réduit
  • Manque de stabilité hors PC Windows
  • Pas d'abonnement sans engagement
  • Matériels non reconnus

 

Notre Avis: Le service est devenu mature et ne peut que s'améliorer. S'il ne plaira pas aux extrémistes du gaming, Shadow a toutes les cartes en main pour séduire les joueurs et aussi les professionnels, qui peuvent y trouver leur compte. Nous recommandons ce produit, car les défauts qu'il présente ne masquent pas ce que nous en attendons.

 

S'abonner à Shadow3

Télécharger Shadow pour Windows , Mac, Android ...

1 Il y a 3 formules d’abonnement, une mensuelle, une trimestrielle et une annuelle, proposant à chaque fois des tarifs dégressifs et la même qualité de service, ainsi que l’accès à toutes les versions de l’application. Pour résilier un abonnement en cours avant son renouvellement automatique, il faut se rendre dans son espace client pendant le dernier mois d'abonnement et se désinscrire du service.

Pensez à consulter votre compte client pour récupérer vos codes et gérer l'abonnement

 

² Astuce, nous mettons à votre disposition un pack de logiciels qui regroupe tout ce qu’il faut pour profiter de son nouvel ordinateur sereinement, comme des utilitaires, mais aussi les clients Steam, UPlay, Battlenet, Gog et compagnie parce que nous savons bien ce qui vous intéresse... Et c’est le jeu !

3 Lien D'affiliation: Pour chaque abonnement souscrit à travers ce lien, nous touchons une commission. Logithèque assure ses revenus grâce à la publicité et aux partenariats directs ou indirects, en toute indépendance. Shadow et Logithèque ne partagent aucun intérêt commun et une plateforme intermédiaire assure le suivi des ventes.

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1 commentaire

  • Shake06 30/01/19
  • pour ma part tout fonctionne bien merci shadow c'est vraiment bizarre d'avoir un PC à distance pour ceux que ça intéresse voilà un code promo avec le jeu Far Cry news dawn offert ;) et 10 € de reduc sur votre abonement !!! code : CHAWXLYO

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