Train Fever, un jeu de simulation ferroviaire beau mais dur

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Les jeux de simulation ne bénéficient pas d’une côte de popularité très forte auprès des joueurs, la faute à des jeux souvent faits à la va-vite ou qui présentent des graphismes d’une autre époque. L’équipe d’Urban Games espère bien balayer ces préjugés d’un revers de main avec le jeu Train Fever. Sorti sur PC, Mac et Linux le 4 septembre dernier, nous avons eu l’occasion de le prendre en main et vous livrons nos impressions.

Et dans 150 ans…

Bien qu’on ait l’impression qu’il s’agit d’un jeu grand public, Train Fever s’adresse en fait à un type de joueurs très précis, ceux-là même qui ont passés des heures sur des jeux comme Transport Tycoon Deluxe. Autant dire que la barre est haute pour que Train Fever puisse marcher sur les pas de son ainé.

La première impression n’est d’ailleurs pas des plus agréables. La page d’accueil de Train Fever est simpliste et un seul mode de jeu est proposé en plus des réglages et des exploits à accomplir. Lorsque vous lancez votre première partie, une carte aléatoire est générée avec différentes villes, des collines ou encore des lacs. Le résultat est graphiquement agréable surtout lorsque l’on zoom sur un élément. Autant dire qu’un vrai soin a été apporté de ce côté-là.

Train Fever
Mes premières lignes de bus et de train…

En revanche, le joueur doit faire preuve de persévérance puisqu’il est lâché dans la nature sans aucune information sur ce qu’il doit faire. L’interface n’est pas non plus très attrayante tout comme les menus qui restent austères et assez peu ergonomiques. Heureusement, en fouillant bien, on trouve une petite fenêtre expliquant comme créer sa première ligne de bus ou de train et là, le jeu est lancé.

Une avalanche de détails

Train Fever excelle dans le réalisme du jeu. Le nombre de possibilités est juste incroyable surtout quand on sait que chaque carte est générée aléatoirement. Le développement des villes se fait conjointement avec l’exploitation de votre réseau ferroviaire. Ainsi, les zones bien desservies par les transports vous rapportent de l’argent et font vivre le commerce. Le jeu vous fait commencer en 1850, aussi, vos premiers véhicules seront des calèches et des locomotives à vapeur. Puis vous pourrez acquérir des véhicules plus modernes et puissants en fonction de vos revenus.

Les outils de construction des voies se révèlent difficiles à prendre en main au début. En effet, il faut compter avec les obstacles naturels, les collisions avec l’environnement ou encore la présence des cours d’eau. Au final les premières minutes sont assez difficiles mais une fois les mécanismes assimilés, tout se fait en quelques clics.

L’argent est aussi une composante importante dans Train Fever. En effet, on n’est pas loin de la nécessite de prendre un papier et un crayon pour faire ses comptes. Les données chiffrées sont exhaustives, peut-être même trop ce qui pourrait rebuter des joueurs occasionnels.

Train Fever
ça sent pas bon au niveau des chiffres…

Enfin, Train Fever ne brille pas par son optimisation pour les PC familiaux. Même en faisant l’impasse sur les détails, le jeu souffre de quelques ralentissements notamment au moment de construire des voies. Autant dire qu’il faudra un ordinateur bien armé pour le faire tourner sans encombre.

Conclusion

Soyons clairs, Train Fever est un jeu qui s’adresse surtout aux amateurs du genre. Avec ses graphismes léchés, son aspect réaliste et ses nombreuses informations à prendre en compte, il a tous les outils pour captiver les fans. En revanche, pour les non-initiés, il pêche par son manque d’accessibilité. Avec son interface dépassée et ses fenêtres peu digestes, il est difficile de se plonger avec envie dans ce jeu surtout si l’on n’a pas la patience nécessaire pour assimiler les bases. A conseiller aux vrais amateurs de jeux de simulation ferroviaire.

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