Tribler est-il devenu un paradis pour pirates de films et séries ?

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Vous souvenez-vous de Kaaza, eMule ou encore Shareaza ? Ces logiciels de téléchargement qui ont connu leur heure de gloire au milieu des années 2000 ont été progressivement relégués au second plan de la scène P2P. Les grands portails de téléchargement tels que Pirate Bay ou encore Kickass ont successivement été ciblés par les ayants-droit et diverses autorités. Malgré tout, ils sont restés accessibles via des proxys ou encore des VPN. D’autres solutions de téléchargement et de visionnage en streaming comme Acestream ou encore Tribler ont néanmoins vu le jour. Le premier est une référence pour les amateurs de streaming sportif P2P tandis que le second est devenu progressivement une mine d’or pour les pirates de films et de séries.

tribler Logo

Tribler : décentralisé et impossible à censurer

Tribler sreenshot

Tribler est un client BitTorrent pas comme les autres.

Depuis une quinzaine d’années, ce logiciel développé par des chercheurs de l’université de Technologie de Delft aux Pays-Bas s’est doté de nouvelles fonctionnalités qui font désormais de lui l’Eldorado des pirates.

Contrairement à la large majorité des logiciels Torrent, Tribler bénéficie d’une architecture décentralisée comme BitTorrent.

Sauf que le créateur du format Torrent a besoin de trackers pour fonctionner. L’incohérence, c’est que ces trackers ne sont pas tous décentralisés. Il est donc plus simple pour les ayants droit de les bloquer. Tribler s’affranchit de cette contrainte car il fonctionne sans tracker. Johan Pouwelse, le chercheur à l’initiative du projet Tribler a d’ailleurs expliqué au site spécialisé Torrent Freak que le seul moyen d’annihiler Tribler serait de… couper Internet.

Tribler core
L’architecture de Tribler

Tribler est donc une véritable hydre qui a également l’avantage d’être multiplateforme. Le logiciel est disponible sur Windows, Mac et Linux.

tribler icon

L’équipe de Pouwelse explique que l’application n’a pas été développée dans l’optique d’encourager au téléchargement illégal d’œuvres piratées. Mais en mettant au point un outil de partage impossible à bloquer, il fallait s’y attendre, d’autant que les créateurs de la bête ne peuvent pas gérer le contenu partagé. Par conséquent, ils ne peuvent pas le supprimer, même lorsqu’il s’agit de contenu illégal.

Pas de trackers, mais des channels

Comme indiqué plus haut, Tribler n’a pas besoin de trackers pour fonctionner. Il n’est donc pas nécessaire de se rendre sur un tracker tiers public ou privé pour récupérer un fichier Torrent. Le moteur de recherche intégré permet à l’utilisateur de trouver rapidement ce qu’il cherche. Cependant, l’outil est alimenté par la communauté. Par conséquent, le catalogue de fichiers téléchargeables depuis Tribler est bien loin d’être aussi fourni que ceux des trackers historiques.

tribler channels

Enfin, Tribler est équipé d’une technologie qui chiffre les échanges qui y sont réalisés. Il utilise une enchevêtrement de proxys pour faire transiter les donner.

Le logiciel est récemment passé en version 7.5.1, l’occasion pour les utilisateurs de découvrir ses quelques améliorations, dont une optimisation du code qui le rend moins gourmand en termes de ressources.

Source : TorrentFreak

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