Un homme pirate le mobile de son ex pour obtenir le numéro de son nouveau conjoint

Publié le

Etre jaloux et habile en informatique peut se révéler dangereux pour son entourage : un homme vient d’être jugé au TGI de Rennes pour avoir, entre autres, installé un logiciel espion sur le portable de son ex-femme. Et l’histoire ne s’arrête pas. 

Harceler le nouveau compagnon de sa femme grâce à la technologie

L’Ouest-France raconte que l’homme mis en accusation hier aurait fait vivre un enfer à son ex et à son nouveau compagnon. Après avoir installé un logiciel sur le portable de sa femme pour pirater ses messages, écouter ses conversations, et récupérer ses numéros, l’ex-compagnon a utilisé le numéro du petit copain actuel pour le harceler de menaces de mort, et de propos “particulièrement dégradants à l’encontre de la mère de ses trois enfants”. 

Si le téléphone de l’ex jaloux n’a pas été exploité pendant le procès, ce que souligne son avocat, le harcèlement ne s’est pas arrêté là puisque le harceleur se rendait aussi régulièrement sur les lieux de travail de son son ex-femme et de son nouveau compagnon. “Il m’a dit qu’il continuera jusqu’à l’usure. Il a même contacté ma famille et piraté mon ordinateur.”, relate le nouveau compagnon. 

L’issue du procès

Attitude symptomatique d’un harceleur selon la procureur, l’accusé a nié en bloc être un harceleur, rejetant la faute sur sa présumée victime : “j’ai envoyé certains messages car c’est le nouveau compagnon de ma femme qui me harcelait. Je suis un père de famille honnête”. 

L’homme, qui encourait selon la procureur de la République une peine de douze mois de prison dont six mois avec sursis et mise à l’épreuve, a écopé d’une peine de douze mois avec sursis et mise à l’épreuve. 

Le marché du logiciel espion

L’article ne fait pas mention du type de logiciel espion utilisé, en revanche, chose peu étonnante, ce n’est pas la première fois que ce type d’outils informatiques se retrouve au cœur d’affaires ou de polémiques. 

L’année dernière par exemple, nous vous parlions de ce produit informatique qui proposait aux parents de découvrir si leur enfant était gay en espionnant son ordinateur. Immédiatement dénoncé par les association LGBT, le logiciel vous assurait de trouver des preuves de l’homosexualité de leur fils en se basant sur un ensemble de théories fumeuses comme son hygiène irréprochable, son goût pour le théâtre ou sa passion pour les chanteuses divas.

L’organisme gouvernemantal ANSSI (l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information) rappelle que le code pénal punit jusqu’à un an d’emprisonnement et prévoit jusqu’à 45 000€ d’amende contre le fait de porter atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui, y compris par l’interception de télécommunications ou par installation d’appareils conçus à cette fin. 

L’ANSSI précise également que ces logiciels sont soumis à une autorisation ministérielle pour circuler sur le marché français, et qu’il est interdit de proposer ces logiciels espions

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Autres articles sur le même sujet