Vote électronique : quand les hackers s’invitent aux élections

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La nouvelle a été annoncée en début de mois, suite à un risque accru de cyberattaques il n’y aura de vote électronique aux législatives 2017. Une décision lourdement critiquée par les personnes concernées mais aussi par de nombreux parlementaires qui voient en cette suspension du vote électronique une véritable régression. Nous nous sommes ainsi penchés sur la question et surtout sur les véritables risques encourus et les éventuelles solutions de sécurité pour protéger et assurer le vote électronique aux Français installés à l’étranger.

Risque de tricherie et de résultats faussés

Pour les ressortissants français, le vote électronique est le moyen d’accomplir son devoir de citoyen tout en vivant dans un pays étranger. S’il est bien évidemment possible de voter de manière classique en faisant un l’un de ses proches une procuration, le vote électronique a l’avantage d’être plus rapide et surtout moins contraignant d’un point de vue paperasse pour les votants. Cependant ce dernier, contesté depuis de nombreuses années, vient d’être tout bonnement annulé pour les prochaines élections législatives. Comme l’explique le Ministère des Affaires étrangères dans un communiqué : « Cette décision a été prise sur la base des recommandations des experts de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes informatiques et en tenant compte du niveau de menace extrêmement élevé de cyberattaques qui pourrait affecter le déroulement du vote électronique. En raison de ce contexte, il a été jugé préférable de ne prendre aucun risque de nature à compromettre le scrutin législatif pour les Français de l’étranger ».

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En effet, qui dit vote électronique dit bien évidemment risque de fraude, notamment à cause des hackers qui pourraient détourner les scrutins au profit de leur candidat, et fausser ainsi les résultats. Si aux législatives de 2012, premier test officiel du scrutin électronique en France, aucun incident d’importance n’avait été relevé, le risque plane depuis l’élection présidentielle américaine de 2016, avec la crainte de cyberattaques émanant notamment de la Russie.

Blockchain, une solution de sécurité possible ?

Si certaines décisions politiques passent inaperçues, on ne peut pas en dire autant de celle-là qui tend à restreindre l’accès au vote de 1,8 million de Français inscrits sur les listes consulaires. Alors que certain crie au « déni de démocratie » d’autres ont déjà pris la décision de ne pas voter aux prochaines élections législatives en signe de protestation. Mais face à ce chao général, certains essayent tout de même de trouver des solutions à ce problème réel de cyberattaques. C’est le cas de des membres du projet MaVoix qui ont commencé à développer leur module de vote en ligne. Comme l’explique Thibauld Favre au magazine ZDNet.fr « L’intérêt d’Ethereum, c’est la flexibilité des contrats intelligents : c’était intéressant pour nous parce que l’on a opté pour un système de notation des différents candidats. ». Ainsi, si l’utilisation de la blockchain, un protocole de sécurité, ne pourrait pas garantir les votes électroniques à 100%, elle resterait néanmoins suffisante aux yeux des organisateurs. « L’idée n’était pas d’avoir une élection parfaite, mais de limiter la fraude au maximum. ». Affaire à suivre…

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