Vous ne jouerez peut-être jamais à ces jeux pour smartphones.

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Vous êtes lassés des jeux existant uniquement sur les marketplace européennes? Sachez que vous n’êtes pas les seuls, car de plus en plus d’utilisateurs brisent la barrière linguistique et installent des applications étrangères, en passant par des biais détournés. Il faut dire que si l’offre est pléthorique, des pays comme les USA, La Corée ou le Japon regorgent de petits trésors qu’il serait criminel d’ignorer. Et qui pourraient même plaire à celles et ceux qui n’utilisent leur smartphone que pour téléphoner…

Car tout le monde joue, et dans les transports en commun les quotidiens gratuits et les livres laissent de plus en plus la place aux parties de Candy Crush, de Scrabble, de cartes ou de Clash Royale sur des écrans à la résolution de plus en plus fine. Même les gens plus âgés pour qui le jeu vidéo était étranger jusque maintenant s’adonnent à cette distraction, avec moins d’investissement que leur progéniture et leur descendance, mais avec le plaisir de la découverte.

Pourtant, peu de gens le savent, mais les jeux les plus téléchargés et les plus joués dans le monde ne sont pas forcément ceux que l’on croit. Si en France les jeux gratuits (avec achats in-app) les plus populaires sont Clash of Clan, Clash Royale ou Candy Crush, aux USA ce sont Game of War et Mobile Strike qui rapportent le plus d’argent à leur éditeur. Au Japon, Les indéboulonnables Monster Strike, Puzzle and Dragons et Fate/Grand Order sont de véritables vaches à lait, talonnés par des licences comme Disney Tsum Tsum ou des versions dérivées de Dragon Quest ou Final Fantasy en Free to Play. (Source: App Annie)

Et énormément de titres ne franchiront jamais la frontière européenne, ou même américaine, et inversement. Le marché japonais est un marché trop spécifique pour s’étendre à d’autres pays sans un effort d’adaptation. Les jeux pour smartphones japonais doivent obligatoirement être traduits, ne serait-ce qu’en anglais, mais aussi être adaptés pour la culture occidentale, afin de transformer les références culturelles et les parti-pris graphiques et les proposer à un public différent. Cela a un coût et implique la mise en place d’une infrastructure dédiée à la localisation. Un coût difficile à amortir avec des jeux gratuits, qui ne génèrent de bénéfices que si des « whales » (baleines, les gens qui dépensent de l’argent virtuel selon les éditeurs) veulent bien contribuer à l’effort. Et il n’est pas évident de trouver la formule magique qui transformera une petite production en machine à sous.

Et même les grands éditeurs sont concernés : Les licences à succès (Pokemon, Street Fighter, Bomber Man, Saint Seiya, Dragon Ball ou One Piece) ne seront pas forcément exploitées en dehors du territoire asiatique, ce qui force d’ailleurs certains développeurs à créer des versions pirates, disponibles uniquement dans leur langue native (en Chine, il n’est pas impossible de trouver des jeux Naruto ou Pokemon complétement illicites). Il aura fallu par exemple attendre plus d’un an aux fans de Puzzle And Dragons (et encore, sur iPhone) de s’essayer à une version européenne. La plupart des joueurs qui veulent essayer la version Android installent le fichier .apk du jeu sorti sur le Google Play américain, en le récupérant sur des sites de téléchargement. Cette opération n’est pas sans risque, car certaines plateformes en profitent pour agrémenter ces fichiers d’une petite « surprise » ou deux…Quoi qu’il en soit, les sites sérieux proposent des fichiers .apk d’un poids correspondant à celui indiqué sur la fiche officielle du jeu.

Quels sont ces mystérieux titres auxquels les joueurs européens ne goûteront jamais ?

Vous n’en reviendrez pas si je vous les énumérais tous. On en arrive à se poser des questions sur le bien-fondé de la non localisation, car certains titres ne contiennent au final que peu de contenus. C’est par exemple le cas de Neko Atsume, le jeu de collection de chats, qui fait l’objet d’un véritable culte par son côté mignon et la difficulté pour attirer les spécimens rares à venir se faire photographier dans sa cour.

En revanche, dommage que Street Fighter Battle Combination ne soit jamais sorti en dehors du Japon. Ce jeu de combat simplifié est très bien adapté pour les smartphones et reprend beaucoup d’éléments du RPG, comme l’évolution des personnages. Pour les autres titres de la licence, les avis sont plus partagés, sauf peut être sur Puzzle Spirits.

Nous parlions de la licence BomberMan, eh bien elle est injustement négligée en dehors du territoire japonais, puisque deux titres sont sortis ces dernières années, sans avoir traversé le Pacifique. Si le premier exemple n’est pas mémorable, la version orientée multijoueur VS BomberMan est plus que réussie, avec enfin des contrôles souples et des petites missions sympathiques. A essayer !

Nous vous parlions de Puzzle And Dragons, mais malgré quelques déclinaisons sur Nintendo DS et une borne d’arcade, peu de jeux ont tiré parti de cette licence, sauf peut-être la réponse de GungHo à Nintendo avec Puzzle and Dragons Radar, un mélange d’Ingress et de PAD, où il faut collecter les orbes dispersés un peu partout sur la carte (réelle) pour débloquer des goodies dans le vrai jeu, mais en version japonaise uniquement.

Et l’on pourrait continuer comme cela encore longtemps…Car il faudrait ajouter les skins pour Pachinko ou loteries de casino, les apps compagnon de jeu et petites productions qui ne risquent pas d’arriver chez nous à cause de leur étrangeté ou d’une histoire de licence. Mais quelques fois, il arrive qu’un SMTown Superstar arrive à franchir les frontières d’un pays pour propager un phénomène culturel local, en l’occurrence ici la K-Pop.

Cet article est amené à évoluer: Proposez nous des jeux étrangers en commentaire, nous les ajouterons sur le site et sur cette page.

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